28.10.2008

Non, je ne soutiens pas Barack Obama !

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Tout simplement parce que je n’ai pas à le soutenir. Il y a en droit, un concept qui semble ignoré de beaucoup, tout du moins des Français : la souveraineté des Etats.

La souveraineté, dans son aspect extérieur, c’est la non-ingérence des autres Etats dans la conduite des affaires d’un autre.

« Oui, mais nous, nous sommes des citoyens alors on peut la ramener !». Oui, mais tout d’abord l’Etat est lui aussi composé de personnes physiques. On a ainsi du mal à différencier les propos. Mais surtout, mettons-nous deux minutes à la place d’électeurs dont le monde entier nous dirait quoi voter. Pourquoi voter dans ce cas-là ? Confions toute désignation des élus nationaux aux grands intellectuels mondiaux. Il était inadmissible qu’Hugo Chavez dise qu’il fallait voter Ségolène Royal.

« Oui mais face à l’horreur ?». Là, c’est une exception, c’est le devoir d’humanité. Les couloirs humanitaires ne se font qu’avec accord des Etats concernés. Et encore, songez qu’il faille recourir à la force pour faire cesser une autre force.

« Oui, mais quid de l’Europe ? ». Et bien, les Etats sont souverains en acceptant par avance, de limiter leurs pouvoirs.

Aïe. En fait, je crois que les Etats, en matière d’Union européenne, n’avaient pas conscience de toutes les conséquences engendrées par les traités et magnifiées par la C.J.C.E.

Donc, la souveraineté n’existe plus depuis longtemps, au profit d’une échelle de souveraineté qui dépendrait de la puissance des Etats. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour que la France, puissance moyenne, se montre sans arrêt arrogante et donneuse de leçons. En plus, la philosophie droits de l’hommiste crée plus de dégâts dans le monde qu’elle ne règle de problèmes. Pourquoi ? Tout simplement parce que nos principes ne marchent qu’avec l’individualisme, notion beaucoup plus ignorée en Afrique et en Asie.

Toujours dans la non-ingérence, une des illustrations est l’agacement de Jean-Claude Jünker sur France 2.

Non seulement, il a raison de rappeler indirectement que tout Etat, aussi petit soit-il, mérite le respect. Par ailleurs, il a raison quand il dit que la France n’est pas tellement vertueuse en matière de finances. Figurez-vous que la France est un paradis fiscal (oui, vous aviez bien lu !) notamment par un aspect très intéressant pour les entreprises : le carry-back (report en arrière des déficits).

Ne vous y trompez pas : si j’étais électeur américain, je voterai pour M. Obama, comme Joseph, bien que je préférais, tout comme Maxime, Mme Clinton. Le peuple américain votera librement. Et je crois que M. Mc Cain va l’emporter. Rassurez-vous : je n’ai aucun flair en politique.

 

 

25.10.2008

Avec ce billet, vous allez vraiment en avoir mare.

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Aujourd’hui, billet léger. Nous allons réfléchir à une blogroll participative. Des mails ou des commentaires m’ont invité explicitement ou implicitement à mettre tel ou tel blogueur dans la blogroll. J’aime les blogrolls bien entretenues (Je vois encore des « Jeune Modem 31 » et des « Le Petit Grognard »).

Bien qu’on m’ait toujours appris, depuis que je tentais d’obtenir de ma mère qu’elle m’achète des Smarties, qu’« il ne faut pas réclamer », cela fait partie du jeu. Tout ceci sous la condition que les blogs en question tiennent la route. Nul besoin que ces blogueurs mettent mon blog en lien, car j’ai quitté la maternelle depuis longtemps dans laquelle je jouais à « tu le fais, je le fais ».

Le problème est que j’ai voulu faire une blogroll un peu originale, en classant les blogs par des jeux de mots dignes de François Hollande. Je n’ai pas eu trop de mal pour les anciens blogs, que je connais. Or, je découvre plein de nouveaux blogs. Et j’ai du mal à leur trouver un « étang », un « marais », une « mare ». Tout simplement, j’ai du mal à voir leur « touch ».

Alors,

- chers blogueurs qui veulent être en lien,

- chers lecteurs qui veulent me faire découvrir un blog

- ou encore chers blogueurs qui n’aiment pas le lien que j’ai mis,

 

aujourd’hui, vous pouvez dé-marer.

L’idéal serait qu’une mare puisse comporter plusieurs blogueurs. Et on peut mettre un blogueur dans plusieurs liens. A vos crayons.

21.10.2008

Georges Frêche : le dernier homme politique en vie ?

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Voici un billet délicat à écrire qui peut énerver les bien-pensants. Comme on ne peut pas tout écrire sur un billet, les commentaires seront peut-être une occasion de débat.

J’ai toujours entendu parler de Georges Frêche depuis mon enfance. Je suis né à Montpellier mais j’ai vécu dans un village, Castries (6 000 habitants). Je ne regrette pas d’avoir voté pour lui lors des élections régionales de 2004 (au second tour bien entendu). C’est marrant j’ai souvent voté gauche dans mon jeune parcours d’électeur alors que je suis de centre droit. Mais comme l’avait dit lui-même Georges Frêche : « Ici, j’ai la droite la plus conne de la terre ». Je me demande finalement si je ne vais pas finir par voter plus souvent gauche que ces adhérents « clairette de die » qui font du MoDem un parti de centre gauche.

Je l’ai connu aussi en tant que Professeur d’histoires des idées politiques, à la faculté de droit de Montpellier. Il ne préparait pas ses cours, qui oscillaient entre péroraisons diverses et brefs passages de génie.

Le règne de ce monsieur a profondément changé la vie de Montpellier, celles des communes des alentours. Pas vraiment, celle des habitants de la région. Beaucoup de lecteurs vont s’émerveiller de sa disparition prochaine de la vie politique. Ils ont tort, cet homme est le dernier homme politique.

En effet, Georges Frêche me semble être le dernier politique, en bien comme en mal, pour plusieurs raisons.

- Il n’a jamais fait attention à son physique. A la faculté, il fallait éviter de se mettre près de lui, tant son aspect négligé renâclait à 10 mètres. Nous sommes entrés dans une aire où les hommes et femmes politiques doivent être beaux. Les Royal, Montebourg, Dupont-Aignan, De Villepin et De Villiers ont ringardisé les moches, même quand ils ne jouent pas de leur physique. On arrive même à rendre charmant des personnes à l’aspect physique très ordinaire (Bayrou était beau sur son affiche lors de la dernière élection présidentielle et Sarkozy s’entretient et multiplie les frais de maquillage). Loin de tout ça avec Frêche : gros mangeur, il a vécu avec excès, ce qui lui donne une santé fragile.

- Il est capable d’adapter son langage à l’auditoire. On est bien loin de Bayrou qui dit « chattemite » ou « salmigondis » à la télévision, devant Quitterie Delmas qui ne peut s’empêcher de sourire. Attention, personnellement, j’adore quand Bayrou nous livre quelques bons mots, mais est-ce percutant pour l’ensemble des Français ? Bon Frêche, c’est l’excès inverse : en amphi, il fustigeait « Claire Chazal qui a dû sucer pour y arriver », nous récitait un joli poème qu’il avait déclamé devant une fille en Grèce pour dire après « Tu baises ? ».

- Il a envie de dire ce qu’il pense. Nous vivons dans une société complètement amorphe dans l’expression des idées. On ne peut plus rire de rien, on ne peut plus choquer. Attention, je ne dis pas que toutes ses expressions étaient bienvenues. Mais elles ne choquaient pas vraiment les languedociens. Chez nous, on gueule tout le temps et ça fait partie de notre tempérament. On est gentil mais on s’emporte vite. J’ai toujours été très compréhensif envers ce que tout le monde appelle les « dérapages » verbaux. Je préfère cent fois les dérapages verbaux de N. Sarkozy (le karcher) ou de S. Royal (les enseignants ont bien du temps pour faire des heures au noir) que l’absence de phrases. Le pire modèle en politique reste pour moi François Hollande : calembours et jeux de mots. Mais je n’ai jamais su ce qu’il pense. Alors lâchez-vous, hommes politiques, le pire dans une démocratie, comme dans une histoire d’amour, est quand on ne dit plus rien de peur de plus être aimé. Le MoDem n’est pas un exemple avec l’arrivée des adhérents bisounours qui ont un point commun avec pas mal de gens de l’UDF : la mollesse et la mesure.

- Il agit. Avant, c’était Nîmes la ville phare notamment sur le plan culturel et industriel. Frêche a « violé » Montpellier. Cette ville, agrandie certes par l’arrivée des pieds noirs avant lui, a été métamorphosée en une des villes phares du sud.

- Il est libre de son parti. On a toujours dit qu’il était plus frêchiste que socialiste. Disons qu’il a su ne pas négliger des problèmes locaux et nationaux. Il a toujours dit qu’il fallait s’occuper de l’immigration et que le PS devait cesser cette vision angélique, décalée de celle des Français, en tout des languedociens. Il a proposé très vite une alliance avec le MoDem car il ne peut plus blairer les Verts. Il est souvent en avance sur certaines questions.

- Ce n’est pas un homme de sondages, bien que lui, son truc, ce soient les réseaux. Le tribunal administratif de Montpellier a annulé les délibérations de la ville de Montpellier et du Conseil régional ayant porté décision de subventionner des loges maçonniques.

- C’est un homme qui n’a pas le sens de la valeur de l’argent. Rappelez-vous qu’il avait dit dans un reportage sur la six qu’il avait fait refaire son bureau au conseil régional dans lequel la brosse des WC coûte « 300 euros » (environ) bien qu’ « il ne s’en serve pas ». Avec lui, on se croirait avec les députés des républiques antérieures. Enfin, il faut avouer que sur ce plan-là, il en reste encore beaucoup, des « hommes politiques ». Villepin avait bien sorti des grands crus avant de se casser (dans les pays nordiques, les ministres ont des tickets restos et ils arrivent à bosser).

Tout ne peut pas être dit sur lui : mémoire exceptionnelle, intelligence vive, excellent orateur, orgueilleux mais accessible, colérique et autoritaire, c’est vraiment le sultan du Languedoc et un nain politique national (hormis au moment du congrès socialiste). Cet état vient en partie de Mitterrand et d’Emmanuelli. Il nous raconte un jour ceci. Il voit le Président en fin de mandat et confesse que c’est une des seules fois que quelqu’un le « mouche » :

- « Frêche, vous m’avez trahi

- « Monsieur le Président, on a été plusieurs à vous dire que la politique de relance de 1981 allait échouer »

- « Oui, mais il fallait bien gagner les élections ! ».

Finalement, il faudra laisser du temps eu temps pour juger sa politique. Tout Paris lui est tombé dessus parce que Libération a décidé de le broyer, après les tentatives de Midi Libre.

18.10.2008

Pas tout à fait comme les autres

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[ Avant propos : "Oh encore une note où tu racontes ta vie ?". Oui, mais même dans ce genre de note, il y a toujours un débat (sinon à quoi bon vous raconter mes piteuses aventures ? Et puis, étant entendu que la direction du MoDem 31 lit ce blog, il va falloir mettre les choses au point. J'ai entendu, un peu partout, que l'homophobie régnerait dans la liste des conseillers pour la conférence nationale, voir les liens dans l'excellent Wiki de notre Oaz. Intox ? Vérité ? Qui a des infos ? Et bien, comme je vais bien devoir, bon gré mal gré, dialoguer avec n'importe quel membre de l'équipe gagnante, autant qu'il se prépare à répondre à une de mes craintes ].

A Verdun-sur-Garonne, le lundi, comme le vendredi, le cinéma ouvre ses portes pour une séance unique.

Lundi dernier, c’était « Comme les autres ». Bon, rien à dire sur ce film : correct, sans plus. Le seul point positif à mon avis est de voir un film qui montre un couple de gays médecin et avocat et non pas coiffeur et décorateur d’intérieur.

Bref, vu le film, je m’étais dit, avec un peu avec espoir et beaucoup de naïveté que le public serait plus varié que pour les autres films.

Pof, raté ! Beaucoup de papis et mamies, souvent des mamies entre elles (mais pas lesbiennes, voyons…).

Un couple, bien soixante dix ans passés, se met à côté de moi. Au bout d’un quart d’heure, le vieil homme dit : « Ah mais ce sont des gays ! »

Bon, il a mis 15 min à comprendre alors qu’il y a un smack d’entrée… Mais le plus étonnant est qu’il ait dit « gays », le monde change.

En sortant, je croise une femme qui fait du théâtre avec moi. Je la salue.

Elle me dit :

- T’es venu seul ?

- Ben, oui

- Mais… que fais-tu SEUL dans ce bled, tu ne t’emmerdes pas ?

- Ben non, maintenant que je fais du théâtre !

- C’est ce que je disais à mon mec [NDLR : voilà encore un parfait exemple d’une femme qui met tout de suite en avant le fait qu’elle a un mec alors qu’on ne fait que lui parler] : « Le théâtre ouvre sur autrui ».

Bla bla bla… Et puis tout d’un coup :

- Mais pourquoi t’es venu ce soir ?

- J’avais envie d’aller au ciné.

- Et ce film te tentait ?

Elle devient lourde… Aux grands mots, les grands remèdes :

- Oui, je voulais voire une scène torride entre un mec et Lambert Wilson. [NDLR : il n’y en a pas, n’y allez pas pour cela ou par crainte de cela]

- Ah toi alors, t’es un marrant !

- Non, je suis sérieux.

- Euh, et, euh et tu viens au théâtre jeudi ?

- Ben oui, vu que nous sommes 8 et que je suis le seul mec, tu sais désormais qu’on peut quand même jouer 8 femmes !

- Ah ah ah, trop drôle [elle ne rit pas vraiment].

Finalement, à Verdun-sur-Garonne, on se croirait plus dans Extravagances que dans Comme les autres. Ca sera pareil dans le Mouvement Démocrate 31 ?

 

14.10.2008

« Tes copies, prof ingrat, tu corrigeras ! »

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Un soir ennuyeux de semaine. La journée, j’ai travaillé la thèse. Je dois faire autre chose le soir.

Lire les blogs ? Non, je commence à être au courant de la mort d’Haider ou de Depardieu. J’aurais envie de conseiller aux blogueurs de préparer une nécrologie par avance. Comme ça, paf, une fois mort, ils assouvissent votre soif de se pencher sur l’actualité ET ils publient un billet de qualité.

Rien à la télé…

Pas envie de faire du ménage…

Trop loin de Toulouse pour sortir…

Quand soudain une voix intérieure m’ordonna : « Tes copies, prof ingrat, tu corrigeras ! »

« Ah non, pitié pas ça, finalement, je vais repasser ! » répondis-je.

La voix insista : « Non, tu dois corriger tes copies, c’est ton devoir ! ».

Je bougonne, mais j’y vais. Je prends la première copie. Un moment, une étudiante a écrit : « àu ».

« Ah, elle n’est pas mal celle-là, bientôt on va avoir des Å Ã Ö Õ Ñ ß ą ĕ ġ » persiflais-je.

Tout d’un coup, une motivation lumineuse survint :

« Tu vas relever toutes les grosses fautes et ça fera un billet pour le blog ! Tu t’en prendras, comme tu faisais avant, aux mauvais profs de collège/lycée qui laissent arriver en faculté des étudiants qui ne savent pas écrire ! ».

Je reprends mon stylo vert (oui pas rouge, nous avons subi un stage d’une journée nous expliquant que le rouge traumatisait les étudiants, stage payé par nos impôts, bien évidemment) et salive par avance.

Et là, le drame : R.A.S.

J’ai juste remarqué quelques absences de majuscule à « Etat », des « droit privée », «  un différent entre », « à commit », « au plan formelle », « une égalités ». Vraiment pas de quoi fouetter un chat…Ces étudiants-là écrivent correctement.

Adieu mon billet révolté où j’aurais pu m’engueuler avec cette pie d’Hérétique . Oui, lui c’est une pie, car il jacasse (la mode est aux animaux en ce moment).

Rendez-moi les « De Gol », « Jet nocide », « Hopes a dit », « nez-en-moins », « Le gouvernement du général de Gaulle à l’ombre », « les tribunales », « Le Général Pétin », « Linckle (NDRL : Lincoln) », « Légals », « tanter » (NDRL au lieu de « tendre à »), etc. Toutes ces perles sont relevées chaque année par mes soins.

De rage, je balargue mes copies à travers la chambre. Les profs ont fait leur boulot. Sauf que… ces copies ont été rendues sur la base du… volontariat. Le gros des troupes n’est pas entré dans la bataille. Je l’aurais mon billet, je l’aurais !

11.10.2008

Mon maire est un cumulard et les mamies lui disent « merci ».

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Je vis dans un chef lieu de canton, Verdun-sur-Garonne. Moins de 4 000 habitants et un fort turnover vu l’éloignement de Toulouse (35 km). L’augmentation du prix de pétrole décourage des habitants potentiels.

J’y ai pourtant choisi d’y vivre pour deux ans, afin de finir ma thèse dans un cadre agréable.

J’y suis allé pour le calme, la verdure, l’absence de stress. Je suis servi. Une fois installé, je passe à la mairie chercher le « guide d’accueil ».

« Tiens, y’a une MJC dans ce trou ? » me dis-je. Et là, je fus fort étonné de voir qu’on pouvait y faire autre chose que des jeux de carte et de la gym avec les ménopausées : « Billard, Badminton, Arts plastiques, Langues étrangères (pratique si on veut comprendre Michel Rocard), Judo, Kick Boxing (c’est sûr qu’au Modem, il y a des baffes qui se perdent), danse de styles différents, informatique (on s’en fout, y’a Oaz), broderie, Futsall, Ping-Pong, Volley, Tir à l’arc et même Œnologie (Ahhh je revis), Théâtre, etc ».

« Une permanence de la CAF, de la CPAM » ?

« Un Cinéma ? »

Bon, comme c’est un chef lieu de canton, il est logique qu’il y ait quelques activités. Mais ce canton ne me semble pas très peuplé. Bizarre, ça…

Je tombe sur un mot du Maire, Denis Roger (PRG mais est-ce utile de le préciser vu que nous sommes dans le 82 ?). On comprend vite d’où vient l’argent. Cet élu est Président de la Communauté de Communes Pays de Garonne et Gascogne et Vice-Président du Conseil Général.

Vous connaissez le mode d’élection des conseillers-généraux. Une surreprésentation du monde rural et semi-rural. Et bien, le Maire siphonne l’argent des montalbanais. Etant de droite, Mme La Maire de Montauban (une des seules villes importantes de droite dans la région, avec Tarbes) doit avoir du mal à récupérer de l’argent. Alors que notre maire, qui est en plus du bon parti, fait visiblement du bon travail.

Donc, si le cumul mandat local et député est inadmissible (c’est une exception française en Europe, d’ailleurs le maire de Toulouse est toujours député), le cumul de mandats locaux peut-être une bonne chose.

07.10.2008

Avez-vous la chance d’avoir des pouja-modémistes chez vous ?

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S’il y a bien une chose qui m’a frappé, depuis la création du MoDem, est le retour des « poujadistes ». A part dans quelques groupes extrémistes, ils étaient sans parti. Ils ont désormais trouvé un nid. Il faut voir leurs venues dans les réunions, leurs présentations de candidats, leurs écrits via des blogs, mails et forums.

Au sens strict du terme, il n’y a pas de « poujadistes » au MoDem. Il n’est nullement question pour ces adhérents de prêcher, par exemple, un antiparlementarisme et la défense des artisans-commerçants.

En réalité, le terme de « pouja-modémiste » peut être utilisé pour qualifier tous les adhérents « anti-élus ». Il y a ainsi du Mouvement Démocrate de la Haute-Garonne (et chez vous ?), un réel, fort et inquiétant sentiment général : « les élus sont tous pourris, se sont des cumulards et le MoDem ne sert à rien s’il ne fait que fabriquer des élus ». Nos pouja-modémistes ont bien repris le discours poujadiste « sortons les sortants ». Attention, ne les confondez pas non plus avec nos bisounours au MoDem. Ces derniers sont souvent rêveurs et utopiques, faisant du MoDem un club d’échange, mais ils ne sont pas forcément contre les élus, en réalité, eux, ils les ignorent.

Nos pouja-modémistes font partie des anciens électeurs extrêmes qui ont voté F. Bayrou en 2007. Ils existent. François Bayrou ne critique plus vraiment les partis extrêmes, qui sont pourtant les plus opposés à nos valeurs (alors que le PS et l’UMP sont toujours prêts à quelques concessions envers eux). Ce faisant, François Bayrou fait un calcul un peu politicien : laissons-les tranquilles, ils sont là pour affaiblir le PS (surtout) et l’UMP (à condition que N. Sarkozy les déçoive).

Je ne sais pas encore le nombre de pouja-modémistes au sein de la nouvelle présidence (en attente d’une validation) et de la liste majoritaire du MoDem 31. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont su, avec habilité et sens de l’organisation, utiliser une tactique intéressante : il fallait liquider l’UDF. Je fais partie d’une liste perdante. Cette liste avait le terrible, impardonnable et insoutenable défaut de contenir les derniers hommes et femmes prêts à des alliances diversifiées, non pas pour aller se balader le long du canal du Midi mais pour avoir… des élus. Notre liste a été abondamment critiquée car elle comportait en son sein moins 10 élus (sur 53 candidats, on a connu plus sélectif...).

Je trouve ce dénigrement constant des élus non seulement dangereux, mais aussi politiquement absurde.

Dangereux, parce qu’il flirte avec un discours extrémiste. En sapant les bases de la démocratie représentative, à savoir qu’il faut bien des élus pour gouverner, les poujamodémistes mettent en péril les gouvernances locales. Ces personnes, que nous avons retrouvées en partie chez les «Démocrates en mouvement », ont un égo surdimensionné. Eux-seuls sont capables de cerner l’intérêt général. Eux-seuls sont des hommes biens. Eux-seuls sont des « démocrates ». Ils ne sont pas à un paradoxe près : critiquant les élus, ils font tout pour le devenir. Ils peuvent même s’attaquer entre eux, lorsque l’un passe devant l’autre pour une responsabilité quelconque, comme « Responsable du mouvement démocrate des côtés impair de la rue Alsace-Lorraine à Toulouse ».

Politiquement absurde, parce que le MoDem a besoin, plus que jamais, d’élus, y compris dans l’opposition. Nos candidats manquent d’expérience (un jour, j’évoquais le « code des marchés publics » et un adhérent-candidat pensait qu’il y avait des règles pour aller tracter sur les marchés…). Dès lors, ils doivent se plonger dans les dossiers, prendre le peu que laissent les majorités victorieuses. Ils doivent se former, se structurer, échanger avec les adhérents. Prenons l’exemple du deuxième tour lors des élections municipales de Toulouse. Un flot de vomi emporta les 3 futurs élus MoDem, élus au second tour grâce (euh pardon pour mes éventuels pouja-modémistes « à cause ») à la fusion avec la liste de droite (quelle horreur supplémentaire pour les pouja-modémistes !). Pourtant, depuis qu’ils sont élus, ces derniers organisent des réunions, dans lesquelles on peut prendre connaissance des délibérations du conseil municipal. Grâce à leur présence, 15 grands électeurs MoDem ont pu voter et s’ajouter au peu d’élus que comportent le département.

Mes chers lecteurs, nous n’arriverons jamais par miracle à 50,001 % des voix. Bien sûr, il faudra changer le système. Mais en attendant, il va falloir faire avec les règles électorales.

04.10.2008

« Je suis de retour dans toute ma splendeur »

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Brenda Montgomery, Le Cœur a ses raisons.

Chers lecteurs, il y a 6 mois, je crois, mon blog cessa. Trop de contraintes. Il se peut que vous vous posiez quelques questions :

« Ne passes-tu pas pour un con, en revenant après avoir arrêté ? » Oui, d’ailleurs vous aurez d’autres os à ronger vous permettant de me qualifier de la sorte. Néanmoins, comme tout bon centriste, je sais changer d’avis face à de nouveaux contextes.

« Et qu’est-ce qui t’a donc fait changer d’avis ? »

Premièrement, une situation très inquiétante dans le mouvement démocrate 31 m’encourage à reprendre mon clavier.

Deuxièmement, il y a trop de billets identiques chez les blogueurs MoDem. Trop de choses qui reflètent mal une réelle diversité. Par exemple, il fallait voter la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, rien que pour les avancées juridiques.

Troisièmement, les échanges, les rencontres virtuelles ou réelles entre blogueur me manquent.

« Bon, ben tu prends les mêmes habitudes ? ».

Non, pas tout à fait. D’abord, je n’aurais pas le temps de rédiger autant que sur mon ancien blog. Et je n’aurais surtout pas le temps d’en faire la promotion. Les nouveaux billets seront écrits pour intéresser des nouveaux lecteurs, retrouver des fidèles et… pour moi. En effet, il est toujours agréable de publier librement, sans ne se soucier de rien. Les débuts d’un blog peuvent être les meilleurs moments. Au passage, dès que je n’aurais plus rien à dire, ce blog cessera.

« Pourquoi ce titre de blog absurde ? »

C’est un double clin d’œil. D’abord, les crapauds du marais étaient des personnes modérées, « centristes ». Derrière ce sobriquet, se cachaient pourtant des personnalités qui ont œuvré à la cohésion nationale. Ah oui, ce blog est écrit par un centriste et non pas par un « démocrate » car le terme employé par le Mouvement Démocrate est dévoyé. Et quand je vois la trogne et lis la prose de ces « nouveaux démocrates », je préfère être un « crapaud du marais ».

Ensuite, le marais renvoie notamment à deux milieux qui me sont proches : un monde festif et le monde du droit, bien que je préfère le second.

Pour conclure, un grand merci à un des mes blogueurs préférés qui est derrière cette banière.

A bientôt pour mon prochain billet qui va exposer une tentative de comparaison entre certains adhérents du MoDem et les poujadistes...

PS : ce billet sera aussi mon « A propos ».

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