31.12.2008

Comme d’habitude, le pire Nouvel An sera le mien.

Certains parmi vous traînent des pieds en disant « encore une soirée à la con ». Remontez-vous le moral en lisant ce billet : j’ai un don pour les St Sylvestre pourries.
Une année, soirée dans mon chalet en Cévennes. 20 euros par personne. Ce fut à la fin, grâce à un con, invité parce que c’était le pote d’une copine et qu’il était seul, le sketch « l’addition de Muriel Robin ». Il voulait déduire, d’après mes souvenirs, une bouteille de vodka, qu’il avait amenée alors qu’on s’était occupé de tout.
Deux ans après, rebelote. Un ami démocrate avait déprimé toute la soirée parce que son plan cul de la veille ne lui souhaitait pas une bonne année…
L’année suivante, avec mon ex, on rejoignait ses amis en Haute-Loire. Il insista pour qu’on monte en voiture avec une fille, controversée. « Space mais géniale » disait-il. On n’a eu que le « space » et même l’avarice. Le soleil était à son crépuscule et cette demoiselle roulait sans veilleuse pour économiser de l’essence. Comme les kilomètres s’accumulaient, elle se décomposait. Au péage, elle nous balança un « sortez vos cartes bleues ! » ce qui est normal sur le fond, mais limite sur la forme, vous en conviendrez. Nos hôtes nous avaient admirablement reçus, piquant dans les caisses des parents car je ne vois pas comment on pouvait être gâté à ce point en ne payant que 20 euros. Et bien la fille en question n’a pas eu la même opinion car elle s’est barrée à 8h du mat, sans nous dire au revoir et en nous plantant. Nous n’avions plu qu’à nous débrouiller pour retourner en Avignon… Je jubilais car je l’avais senti d’entrée.
L’année suivante, dîner en amoureux. Je cuisine toute l’après-midi. Lui, facteur, avait bossé tout le matin. Je lui recommandai de faire une sieste l’après-midi. Mon œil… Il alla sur internet. Résultat, le soir, il s’endormit à 23h30 et ce sont les cris des voisins du dessus qui m’ont encouragé à aller les rejoindre pour danser sur de la techno...
Et ce soir ? Ah, ce soir ! Mes potes m’ont convié à une soirée. Sur les six, je suis en froid avec un. Personne ne peut ou plutôt ne veut me loger. J’ai dû demander les clés d’un ancien beau-frère, qui a tiré la tronche, alors que je l’ai hébergé 3 mois dans 30 m2.

Alors mes chers lecteurs, ceux qui se feront un bon gueuleton (Kag ; Oaz), ceux qui vont faire une grosse teuf (Johan, Maxime), ceux qui feront un bon dîner entre amis (Raph) en famille (MIP MIP, Teddy), ou en amoureux (Lancelot), tout ceci n’est que supposition mais amusez-vous bien ! Excellente soirée à tous et tous mes vœux !

27.12.2008

Tous ceux qui ne commenteront pas ce billet peuvent aller se faire lanlaire…

Aujourd’hui, culture du marais. J’ai reçu à Noël un bon ouvrage, 100 expressions à sauver de Bernard Pivot.


Dans cet ouvrage, Bernard Pivot livre une centaine d’expressions. En réalité, je les avais pour beaucoup entendues, non pas que je sois un érudit mais parce que ma mère répète toujours les mêmes expressions que celles usitées par son père : C’est parti mon kiki !, Ne pas être une flèche, En baver des ronds de chapeau, etc.


Ce livre n’aurait guère d’intérêt sans le talent de Bernard Pivot. En effet, ce dernier commente les citations en adoptant parfois un langage familier et vieilli ou un style littéraire soutenu. Il nous explique la provenance des expressions. En outre, ce dernier s’impose de trouver une citation littéraire ou journalistique employant l’expression en question.


Certaines expressions sont excellentes et tournent autour de la sexualité. Ainsi messieurs, si un pote vous dit, un soir, un peu fatigué : « elle me casse les couilles avec son besoin de préliminaires, je vais aller voir ailleurs, en espérant ne pas être broucouille sinon j’irai voir une pute », dîtes-lui de dire plutôt : « J’en ai ma claque de ses bagatelles de la porte, je vais courir le guilledou, en espérant ne pas faire buisson creux, sinon j’irai voir une fille publique ».


Ah, « aller se faire lanlaire », ça veut dire quoi ? Cherchez au lieu de peigner des girafes sur le net.

23.12.2008

Les trois bisous pas baveux (enfin presque)

Suite et fin. Pourquoi je reste au MoDem ?

Tout d’abord, pour la bonté de certains adhérents qui font que, vaille que vaille, des liens se nouent, des soutiens sont là, des rires et des enrichissements se font. Un parti est un lieu de socialisation, comme les assos, clubs, bars, lieux de travail, de culte, etc.

Ensuite, excusez du peu mais le bipartisme et la bipolarisation sont les deux plaies de notre pays. L’alternance n’est que la destruction limitée de ce qui a été fait avant en dépit des discours d’une table rase du passé.

Enfin, ce n’est quand même pas de ma faute si le MoDem est peu ou prou le parti le plus en phase non pas avec mes idées (je serai plutôt au Nouveau Centre avec ce seul critère) mais avec ma façon de faire de la politique. Le Nouveau Centre est un parti croupion. J’aime le courage, le panache, l’audace, le dynamisme de la plupart des candidats MoDem. Les poujamodémistes leur vomissent dessus une fois élus, alors qu’ils ont souvent été résistants.

Tout le monde a été tagué, non ? Peut-être pas Teddy et Antonin ?

Joyeux Noël à tous. Il fait un temps presque printanier, ici à Montpellier et ça me change du Tarn-et-Garonne.

19.12.2008

Deux baves avant les trois bisous

Christophe a lancé une chaîne fort intéressante et il me demande mon avis.

Alors, deux choses qui m’ont découragé du MoDem et trois qui font que j’y crois encore. C’est important de le dire : OUI, le MoDem est encore mon parti, OUI ce blog est bien un blog écrit par un adhérent du Mouvement Démocrate. Il y a depuis le début, un climat bizarre sur la blogosphère politique : les blogueurs MoDem seraient des abrutis, naïfs et bêtes.

En fait, j’ai tellement de choses à dire que deux billets vont être faits : les deux baves puis les trois bisous. Bien évidemment, vous n’attendez que la bave… En fait, ce sujet est un peu mon marronnier : j’avais appelé le MoDem, chez MIP MIP, la « boîte à cons ».

La première grande inquiétude est l’arrivée de certains adhérents. Christophe les a dénommés les « arrogants » dans une excellente note, peut-être sa meilleure, avec aussi « Le MoDem, ce n’est pas le gymnase club ». Citons-le :

« Les arrogants sont persuadés de détenir la vérité et exigent que cette vérité devienne pensée unique ou religion (suivant les cas). Ce sont souvent des gens qui ont réuni un petit groupe de travail autour d'eux, qui ont bossé sincèrement et honnêtement et qui pensent que ce travail de groupe mérite de s'imposer au plus grand nombre, comme ça, directement, sans passer par la case Départ. Ils le tiennent de l'évocation de la démocratie selon la bonne vielle règle qui consiste à affirmer que "puisqu'il y a eu des contributions de qualité et que ces contributions viennent de plusieurs volontaires, le résultat s'impose". Et quand on leur oppose que même quelques centaines de militants, cela ne pèse pas lourd face aux dizaines de milliers d'autres qui ne se sont pas prononcés, ils crient au scandale, au déni de démocratie, voire même à la dictature pour les plus barrés d'entre eux ».

Vous les avez reconnus, ce sont en partie l’élite, la crème, les lettrés de nos poujamodémistes. Depuis ce billet, ils me vouent une rancœur sans aucune mesure. Ils me considèrent comme quelqu’un de bête parce que je ne dis que des âneries, de peur de dire des trucs intelligents. Et vous savez quoi, ma bêtise est si puissante que je suis des leurs ! Si si ! Figurez-vous que j’avais tendance à donner ma signature pour n’importe quoi, « pour rendre service ». J’ai vu que je faisais partie des « Blaireaux en mouvement » surnom donné via mon ancien blog. Ca me servira de leçon.

Ma deuxième inquiétude, non pas la plus forte, mais la plus récente est l’élection d’une équipe au conseil départemental du Mouvement Démocrate 31.

Ne tapons pas sur le Président (qui n’est pas le pire dans l’histoire car il a, comme tout le monde, des qualités indéniables). En plus, il est le grand ami de Kag. Ce qui ne passe pas chez moi, c’est qu’il y a dans sa liste des dissidents aux élections, une personne qui serait raciste et homophobe tête de liste, les plus anciens de l’UDF (bonjour le renouveau !) et l’ensemble des poujamodémistes et de la bisounourserie manipulable (les autres étant chez Oaz) ? Tout est dit ici. Mais il y a de l’espoir, « pas pour vous, mais pour l’Humanité en général » (Brenda Montgomery) : ils sont tellement haineux entre eux qu’ils se divisent et c’est déjà écrit.

Rassurons-nous : ces deux petits épiphénomènes ne font pas le poids face aux trois bisous mais vous ne retiendrez qu’eux.

 

16.12.2008

Les maisons qui rendent fou !

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En ce moment, je mène une enquête auprès de l’ensemble des préfectures. Un tiers seulement a répondu à mon courrier, donc je me suis mis à faire du phoning.

- « Préfecture de Charente-Maritime, bonjour !»

- « Bonjour, je me présente blabla, je vous voudrais parler à un agent du Bureau du contrôle de légalité »

- « Oui, je vous mets en relation avec le Bureau du contrôle de légalité ET de l’intercommunalité ».
Oui, si tu préfères, ma cocotte…

 

 

- « Préfecture de l’Aude, Bonjour »

- « Bonjour, je me présente blabla, je vous voudrais parler à un agent du Bureau du contrôle de légalité ET de l’intercommunalité »

- « Ah non, mais j’ai le bureau du contrôle de légalité et du conseil aux collectivités locales »

- «  Ca ira, très bien… »

 

 

- « Préfecture de Mayotte, bonjour ! »

- « Bonjour, je me présente blabla, j’avais écrit un courrier à M. Le Secrétaire Général à propos de…e vous voudrais parler à un agent du Bureau du contrôle de légalité ».

- « Mmmm, non, votre courrier a dû être traité par la Chargée des élections auprès du chef de bureau des élections, de la circulation et des affaires réglementaires ! »

Ils commencent sérieusement à me les briser. Aucune dénomination identique. Comment la Direction Générale des Collectivités Locales fait pour s’y retrouver ?

- « Préfecture de Saône-et-Loire, bonjour ! »

- « Bonjour, je me présente blabla, j’avais écrit un courrier à M. Le Secrétaire Général à propos de…e vous voudrais parler à un agent du Bureau du contrôle de légalité ».

- « Oui allo ? » (c’est le bureau du contrôle de légalité)

- « Bonjour Monsieur, je vous prie de m’excuser… Je suis M….. blabla »

- « Oui hé bien votre demande est de la compétence de la Direction des interventions territoriales et du contrôle ».

Je vais hurler mais il m’en reste 60 à faire…

- « Bureau du contrôle des collectivités locales, bonjour » [Des Hauts-de-Seine, miracle, j’avais le numéro direct]

- « Bonjour Monsieur, j’aurais voulu obtenir une copie de la jurisprudence de… »

- « Je vous arrête tout de suite, on ne communique pas les décisions de justice »

- « J’entends bien monsieur mais c’est vous qui m’avez donné le jugement de la CAA, là, je voulais le TA » (application du proverbe « Qui peut le plus, peut le moins »).

- « Faites un courrier ! »

Un collègue débarque dans le bureau, me voit limite en train de fumer. Il me dit :

- « Fais comme dans les 12 travaux d’Astérix, bats-les avec leurs propres armes ! Invente ! ». Et il me raconte le film…

Testons le bureau de contrôle de légalité de la préfecture de l’Ain…

- « Bonjour Madame, j’ai eu au téléphone le bureau du service des élections qui m’a dit que je pouvais m’adresser à vous… »

- « Qui ? »

- « Un monsieur, entre deux âges, le chef de service du… »

- « M. A.? »

- « Oui, voilà. Donc je lui demandais…blabla »

- « Entendu, je mets un agent dessus et vous avez la réponse d’ici ce soir »

Et paf !

 

13.12.2008

MIP MIP et Claudio veulent connaître mes lacunes…

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Vox blogui, vox dei ! Une chaîne ? Ca tombe bien ! Rien à publier en ce moment ! En plus c’est ma copine MIP MIP et Claudio qui m’ont taggué. C’est toujours une marque sympathique de penser au petit crapaud qui grogne.

Alors, je suis une gaufre sur ces points.

· Cinéma :

J’adore le cinéma. Figurez-vous que je tiens la caisse du ciné de mon bled, le lundi pour voir les films gratuits (c’est quand même 4 euros d’économie, calculez sur une année…).

Donc, pour les films contemporains, aucun problème. Or, pour les films antérieurs aux années 80, je dois avouer que je n’y connais rien. Par exemple, je ne regarde jamais un film en noir et blanc. Je me suis mis à L’Homme qui tua Liberty Valance afin de comprendre une plaquette de droit pour les étudiants, dans laquelle ce film était mentionné.

Je n’ai pas vu Orange Mécanique, Les trois premiers Star Wars, les péplums, les films avec Fernandel, Gabin (sauf La traversée de Paris), Jean Marais (sauf Le Miracle des Loups et Le Bossu), Brigitte Bardot, et d’autres dont je ne sais même pas le nom. Je n’ai pas beaucoup vu de fils primés à Cannes.

· Littérature :

Je n’ai lu aucun classique, sauf ceux imposés à l’école (et encore, j’avais pompé un résumé pour Salammbô). Le seul auteur classique que j’ai lu, et tout lu, est Maupassant. Autre sujet : Je n’ai pas pu finir le livre de Bayrou sur Henri IV.

· Musique :

Je n’y connais rien en musique classique alors que j’aime bien. Je cherche les titres par exemple sur google « musique pub peugeot 607 ». Grâce à Deezer, je découvre des titres. Mon ex, mélomane, disait que j’avais une culture musicale à chier. Le rap et le R&B me sont deux univers inconnus et ça ne me manque pas. .

J’adore la house, la pop mais je ne connais pas les titres et j’ai du mal avec l’anglais. Par exemple, je cherchais « crush my world » au lieu de « wash my world ».

· Savoirs scolaires :

J’ai tout oublié de ma première langue étrangère, l’allemand à part « Ich habe vergessen my Ubung zu machen » ce qui signifie « J’ai oublié de faire mon exercice ». J’ai oublié les maths à partir de la seconde. Je ne sais pas faire une division complexe, niveau CM2.

Je transmets le bébé à deux blogueurs qui me boudent un peu : les excellents Hypos et Oaz. Le second n’y répondra pas. Et à deux blogueurs que j’ai envie de vous faire découvrir ou redécouvrir : Maxime et Mirabelle.

09.12.2008

L’intolérance est-elle une valeur de gauche ?

 

 

Les jeunes démocrates de la Haute-Garonne devaient organiser prochainement un débat au titre provocateur : « Le MoDem est-il trop à gauche ? ». Marche arrière au profit d’un thème pasteurisé. Dommage.

C’est un collègue et camarade, Jean-Charles qui a eu l’idée de cet intitulé du débat. Jean-Charles m’avait livré un jour une réflexion très intéressante : « L’intolérance, c’est une valeur de gauche ». Il avait eu à peine le temps d’étayer son opinion.

A première vue, il aurait tort : les grandes évolutions en ce qui concerne la liberté de pensée ou la liberté des mœurs ne furent-elles pas permises par la gauche ? Nous pouvons citer, en autres, la libéralisation de la radio et le PACS.

Pourtant, je rejoins Jean-Charles : l’intolérance est une valeur de gauche (quoique je crois que ce sentiment se retrouve partout).

Passons les coming out catastrophiques vécus par des potes alors que leurs mères les ont éduqués « comme des bonnes copines de gauche ». Passons les parents votant LCR au premier tour qui dirent à une collègue : « Tu vas quand même pas ramener un arabe à la maison ? ».

Ouvrons le débat autour du discours des partis de gauche. Celui-ci commence souvent par « Ensemble, contre… », « Pour s’opposer à… », « Luttons contre… ». On entend moins la droite dire « Cassons la gauche ». La droite parle à un ensemble de Français, mêlant haute bourgeoisie, artisans, commerçants, professions libérales et agricoles et ouvriers. Bien sûr, sa politique, dans les faits, privilégie la classe dominante.

Il a fallu attendre Nicolas Sarkozy pour qu’une ouverture se fasse dans le Gouvernement (alors qu’il disait que cette idée de Bayrou conduirait à la « IVème République »). Il a fallu attendre Nicolas Sarkozy pour une promotion des diversités ethniques.

On peut dire de tout ceci que « c’est du vent ». N’empêche, il le fait alors que le PS envoie au casse-pipe des candidats noirs ou originaires d’Afrique du Nord dans des circonscriptions de droite…

La gauche est intolérante. Elle ne vise pas le bien de l’ensemble des Français mais celui d’une partie de la population : fonctionnaires, professions intellectuelles, les travailleurs modestes (en théorie), les inactifs (en pratique).

Regardez tout le pataquès autour du débat sur une éventuelle alliance avec des « centristes » ! On avait l’impression d’être des néo-nazis complètement abrutis. Il manquait plus que Marie-George Buffet et sa « c’est la droite de Bérou » ! Au passage, j’espère que Bayrou n’a pas oublié que cela ne sert à rien de s’être libéré d’une tutelle de l’UMP pour en trouver une autre (qui lessive les communistes depuis plus de 20 ans).

La gauche a le droit de défendre ses intérêts et ses projets et elle le fait souvent efficacement au niveau local. Mais elle ne parle plus à la France entière. Cette dernière le lui rend bien.

07.12.2008

C’est fatigant d’avoir raison avant les autres…

Franck est un homme sympathique et gentil. J'ai discuté une fois avec lui et je l'aime bien. Elu membre du Conseil départemental de la Haute Garonne, sur la liste victorieuse, je l’avais pourtant mis en garde sur sa présence sur cette liste via ce commentaire. Il m’avait envoyé bouler. Au passage, il avait laissé les commentaires libres en pleine élection, ce qui était bien. La liste que je soutenais n’avait pas fait de même : il faut rendre à César ce qui, bla bla…

Et voilà qu’il démissionne avec fracas, même pas au bout de deux mois de Présidence. Comme d'habitude, ma boîte mail se retrouve saturée d'échanges acrimonieux entre nos démocrates préférés. On dirait qu'ils ont 15 ans... Bon prince, Franck précise :

« Je tiens tout particulièrement  à m’excuser auprès de celles et ceux qui, par expérience ou par lucidité, m’avait averti de part mon engagement auprès de lui (même Quitterie Delmas à CAP ESTEREL) ».

Bigre que vient faire Quitterie là-dedans ? En mettant un lien, ça va attirer Hervé… ;-)

En tout cas, la décision de Franck, désormais lucide, l’honore. Et j’ai eu raison lorsque j’avais dit à une réunion MoDem : « La liste victorieuse est tellement composée de personnes hétéroclites (Note de moi-même : has been de l’UDF, poujamodémistes, bisounours et personnes qui veulent un MoDem tourné uniquement vers la gauche. Au passage, il ne faut pas exagérer : il y a des gens biens dans cette liste.) qu’elle va retomber comme un soufflé ». Un élu avait dit « Mais non, les perdants disent toujours ça et on se rend compte que les gagnants avancent toujours ».

Bref, le Mouvement Démocrate 31 bouge. Finalement, je n’aurais peut-être pas à attendre les européennes pour revenir militer. Patience est longueur de temps, font plus que force, ni que rage.

04.12.2008

Leçon ou bilan de blogueur n°1 : énerver la concurrence

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Aujourd’hui mes loulous, une petite image pour les lecteurs hétéro (ou les lectrices lesbiennes) avant de faire un petit bilan du blog.

Ce blog a commencé, il y a deux mois. Que pourrait-on dire après feu Le Petit Grognard ?

Premièrement, je prends plus de plaisir à bloguer parce que je reste maître du temps consacré au blog. Moins de billets, moins de promotions = plus de libertés.

La contrepartie de cette absence de temps est que, mis à part quelques nouveaux lecteurs (dont Thierry P.) et lecteurs-blogueurs (Chantal, Guillaume, Nelly, Skeptikos et Mickaël), ce blog n’a pas tellement réussi à ouvrir mes horizons. On verra bien la suite…

Ce manque de temps consacré fait aussi que ce blog est trois fois moins lu que l’ancien. Ce n’est pas gênant en soi, ça peut être juste frustrant parfois.

En revanche, il est tout autant commenté. En voilà la raison : il faut laisser le temps aux lecteurs de commenter. Mis à part les commentateurs hystériques, toute personne a besoin de temps pour lire et commenter. C’est une évidence, mais il fallait s’en rendre compte.

Deuxièmement, je fais ce que je n’osais pas faire. En effet, j’écris plus librement et j’hésite moins qu’auparavant à me livrer un peu. Il y a une ambiance un peu plus intime. J’ai l’impression de vous connaître. J’écris souvent à pensant à vos réactions. J’ai remarqué que je commence vraiment à abuser des « Vous allez me dire », « Inutile de m’opposer… », « Je vous vois débarquer… ». Un réflexe digne des juristes : on se contredit, par avance, afin d’éviter les critiques ou pour qu’elles se portent ailleurs… La ficelle est grosse mais bon, ça permet toujours de dire « Tu vois, je savais que tu allais le dire ».

Troisièmement, je me moque des classements, je ne cours plus derrière une reconnaissance éphémère. Bon, il ne faut pas cracher dans la soupe non plus… Des gens m’ont dit « On te fait des liens alors que tu écris peu, pourquoi ? ». Copinage ? Un peu. Lien parce qu’ils n’ont rien à dire ? Un peu. Réel intérêt pour un billet ? Un peu.

On va éviter de faire celui qui sait tout, mais il faut bien dire à certains blogueurs qu’il est nécessaire d’avoir une « touch ». Il ne faut pas hésiter à énerver la concurrence, mettre un grain de sable dans ce ronron ennuyeux. Dans ma blogroll, la quasi-totalité des blogueurs en ont une. Est-ce que ce blog a une « touch » différente du Petit Grognard ? J’espère que oui, mais il faut du temps. Car si ce n’était pas le cas, ce n’était vraiment pas la peine d’arrêter un blog pour recommencer le même…

Enfin, qui êtes-vous ? Et bien, vous venez principalement de Paris et de Toulouse (40%) puis de Lyon, Nancy, Perpignan, Strasbourg, Nantes, Metz, Montpellier et Rouen. C’est amusant : à chaque ville, je me doute quel sont lecteurs qui viennent. ;-) Dans mon ancien blog, deux tiers des lecteurs étaient des blogueurs. Là, je pense que la proportion est encore plus forte.

Les lecteurs viennent avec un unique mot clé « Crapaud du marais » plus ou moins correctement orthographié. Avant, les mots clés m’amenaient du monde mais je surfais sur l’actualité. Un tiers d’accès direct.

En conclusion, un « merci » s’impose parce qu’on ne peut fermer un blog et en recommencer un autre si ce dernier ne marche vraiment pas.

01.12.2008

J’ai enfin compris ce qui clochait avec Bayrou…

J’ai tenté de lire sa biographie sur Henri IV. Très bon livre : intéressant, bien écrit, documenté, rigoureux mais… d’un niveau trop élevé. Plus de 500 pages et au bout d’une lecture de 4 ou 5, on se fatigue. Je n’arrive pas à le finir depuis 6 semaines.

Trop de mots compliqués. Le langage est trop soutenu. A chaque page, besoin d’un dictionnaire.

Je vous vois venir : « Ca va, on ne va pas faire un nivèlement par le bas ! », « C’est bon pour l’esprit de lire des choses ardues », « Moi, je n’ai eu aucun problème pour le lire », « T’es juriste et vu le nombre de fautes d’orthographes que tu fais, c’est logique que tu aies du mal à comprendre » (spéciale dédicace pour Florent).

Certes, mes loulous, mais je vous rappellerai deux choses :

- Il n’y a pas que les professions intellectuelles moyennes ou supérieures qui votent en France (ou qui bloguent mais vous méprisez les blogueurs qui ne cherchent pas à étaler leurs connaissances). Un jour, je vais battre mes amis blogueurs par leurs propres armes. Je vais écrire un truc intelligent, si si ! Par exemple, je pomperai un passage un de mes articles universitaires. Personne ne l’aura lu, personne ne le commentera alors qu’un article sur mon chat feu Charlie aura plus de succès. Comme m’avait écrit un jour Luc en commentaire : « Tout le monde dit aimer Arte et tout le monde regarde TF1 » (excellent commentaire qui me fait écrire à chaud que j’en ai rien à cirer de la télévision publique : à part « C’est dans l’air », « Silence, ça pousse » et « Faites entrer l’accusé », je ne regarde pas ces chaînes. Et comme ce sont des programmes qui marchent, n’importe quelle chaîne privée pourrait la mettre sur sa grille). Passons…

 

- Je ne veux pas me vanter, mais je ne suis pas si con que ce j’en ai l’air.

Donc, la faiblesse du MoDem est là : on n’arrive pas à parler à l’ensemble des Français. Il nous a manqué un vote populaire en 2007. J’avais confondu « popularité » (faites un marché populaire et vous verrez que beaucoup aiment bien Bayrou) et « intention de vote ».

Faisons des dîners mondains, faisons des réunions blabla pendant que des gens ont des vraies difficultés et nous pourrons espérer une révolte de palais.

 

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