25.04.2009

A force de porter la même chemise, on finira par être à la mode.

Lisant vos réactions sur ce billet ou ailleurs, je me suis demandé si vous n'étiez pas con-formistes.

Mes lecteurs modémistes sont un peu comme au PS : on ne change rien, et si on change, on doit le faire avec plus d'argent, le tout sans augmenter les impôts et en diminuant la dette ! Si vous croyiez les Français assez cons pour gober ça comme par le passé, vous n'auriez pas tort...

J'ai relu mon billet précédent et franchement, certains sont pires. J'ai essayé de comprendre votre agacement. En fait, le billet  précédent a le défaut de sous-entendre 3 choses qui vous gonflent car ça touche à l'affectif.

  • La bonne vieille industrie lourde : Germinal, la sueur, les mains sales, les rides sur les joues de braves travailleurs...

Je n'ai pas écrit qu'il fallait raser l'industrie. Je me suis juste interrogé sur l'intérêt autre que social de financer ce puits sans fond... Il vaudrait peut-être mieux reclasser des salariés ou à défaut former les futurs salariés pour d'autres secteurs. Mais bon, vous avez tous vu les films de Ken Loach, vous avez tous un proche qui en chie actuellement... donc tout ceci ne se dit pas, c'est « politiquement et humainement incorrect ». Mais bon, ce secteur est en train de se noyer et tout ce que vous trouvez à leur proposer, c'est de savoir à quelle température l'eau doit être... Des milliers d'emplois sont perdus tous les jours individuellement, et ça ne fait pas les journaux de TF1, donc ça ne fait réagir personne.

  • L'anglais. Prenez deux Français qui s'engueulent et évoquez l'anglais... Ils finissent par se rouler une pelle.

Que les choses soient claires : j'adore le français, je ne parle que le français dans mon pays, au travail, dans la vie ou en cours. Mais on peut aimer le meilleur champagne et ne pas cracher sur une bonne bière. Surtout lorsque tout le monde boit de la bière ou veut en boire chez nous, au moins dans quelques lieux touristiques... On souffre déjà de nos lacunes en anglais par rapport à d'autres pays. Je suis convaincu qu'un jour, un petit pays aura misé sur l'apprentissage du chinois. Il aura été visionnaire.

    • L'éducation nationale. Alors là, le Bayrou fayot des profs.

      On va faire plus, avec toujours plus de moyens. Mais bordel, tout le monde le sait et tout le monde l'a expérimenté : ce n'est pas une question de moyens (il faudrait toutefois changer l'affectation de ces derniers) mais plus de professeurs et d'élèves qui n'ont rien à y faire !

      Pour les professeurs, plusieurs méthodes irréalisables vu le corporatisme de ce corps (Les pires autres sont les magistrats : Burgaud voudrait presqu'il soit félicité et promu et ses collègues le pensent...) :

      -          récompensons les professeurs motivés (20% à tout péter, 50 % qui font ce qu'ils peuvent et 30 % qui n'ont rien à foutre là),

      -          exigeons une présence sur le lieu d'enseignement (y compris à la faculté, ça se fait partout à l'étranger mais dans ce cas-là, encore faut-il qu'ils aient un bureau)

      -          mettons en place une évaluation. Je fais remplir à chaque fin d'année ce que Pécresse rêverait : un questionnaire anonyme sur mes enseignements. Ma pauvre cocotte, les enseignants détestent toute évaluation et remise en question : ils ont tout vu, tout connu, tout vécu. Sur le dernier point, je doute que les élèves soient capables d'évaluer leurs enseignants, alors que les étudiants dans l'enseignement supérieur, oui. Grâce à ce questionnaire, les étudiants m'ont fait comprendre qu'ils n'aimaient pas quand les cours étaient sous forme de Powerpoint. Je croyais qu'ils adoraient !

      Pour les élèves, le problème vient de leur mauvaise orientation et que certains n'ont rien à foutre au collège, au lycée ou en faculté. Au nom d'une pseudo égalité, nous créons une machine à échec. Seuls s'en sortent les enfants issus des classes aisées (vive Acadomia, vive les professeurs débordés mais toujours prêts à faire quelques cours privés comme l'a rappelé intelligemment Mme Royal) ou les enfants qui comprennent vite (ces derniers, traités de « lèche-cul » foutent le bordel en classe, souvenir, quand tu nous tiens...) Il faut s'inspirer du système allemand des différents niveaux. Il faut de la discipline. Quel intérêt d'avoir créés des bacs pro permettant de s'inscrire en Licence de droit ? J'en ai vu pleins d'étudiants dans mes TD. Sur 100, 5 y arrivent... c'est un peu Sodome et Gomorrhe. Reviens le débat de la sélection à la faculté...

      La moralité de cette histoire est qu'il ne faut rien changer. Si en fait : continuons à demander à autrui de changer, de bosser mais ne nous remettons jamais en question. S'il arrive un malheur dans notre vie, c'est bien évidemment la faute du gouvernement. Si nous subissons un échec, c'est bien évidemment la faute à d'autres, aux étrangers bien entendus. La France serait d'après le Times un vaillant petit escargot. Pourquoi pas, mais le monde change trop vite.

       

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      Commentaires

      Mais non, mon crapaud au contraire il y a beaucoup à faire et à changer.
      Simplement la répartition des charges est un boulet, le primaire dépend des municipalités, les collèges de... et le reste...
      L'anglais est enseigné dès la materrnelle dans certaines villes, d'autres s'y refusent pour des raisons 'idéologiques' du ressort de l'Etat me répond-on etc...Bref !!
      Le rejet de la reconnaissance des langues régionales au Sénat m'a beaucoup attristée car j'y voyais l' occasion de pouvoir favoriser aussi par ce biais toutes les autres langues à savoir L'arabe, le Chinois et bien d'autres encore présentes sur notre territoire, valorisant ainsi certaines tranches de population en "mal-etre". ;)

      Ecrit par : Martine | 25.04.2009

      Je ne comprends pas votre souci avec le bureau, j'ai expérimenté le bureau aux US dans différentes universités et académies militaires aussi, en soutien pour les cours de langues, très convivial et autorise un enseignement informel très enrichissant.

      Ecrit par : Martine | 25.04.2009

      A Martine : je ne comprends pas votre incompréhension sur le "bureau". Quel bureau ? Je n'ai rien évoqué de tel...

      Ecrit par : LCDM | 25.04.2009

      Oups, dsl j'ai lu en diagonale! :)

      Ecrit par : Martine | 25.04.2009

      Ah, sur le rejet des langues régionales par le Sénat Martine, je ne suis pas du tout d'accord avec vous ! Les langues régionales n'ont rien à voir avec des langues étrangère. Et même si elles sont une richesse culturelle, il n'est pas du ressort de la constitution de les défendre, comme il n'est pas du ressort de la constitution de définir les langues que doivent apprendre les jeunes français.

      J'explique largement mon point de vue dans cet article : http://max-kadablog.blogspot.com/2008/06/la-france-nest-plus-indivisible.html

      Pour ce qui est du reste de l'article, il est clair qu'il va falloir penser au futur et ne pas se contenter de boucher les trous et cacher la misère. Il est clair qu'il va falloir faire des choix budgétaires. Mais il vaut demeurer vigilant quant à la nature de ces choix.

      Je suis d'accord qu'il faut revoir notre vision de l'éducation. j'ai toujours pensé que les 80% de bacheliers étaient un objectif débile. Aussi, ton idée des pôle d'excellence artisanale me plait.

      En revanche, miser sur le tourisme ne doit pas rimer avec "transformer la France en Disneyland géant" parce que nous vallons mieux que ça ! Il faut réfléchir à une nouvelle forme de tourisme. On n'attire plus le vacancier avec des plage en été et de la neige en hiver... Il y a d'autres destinations toujours plus accessibles. Il faut nous réinventer, penser pourquoi pas à développer le tourisme culturel accessible (sans forcément faire de la sous-culture).

      Enfin, pour ce qui est de se concentrer en parti sur le secteur du luxe... Il n'y a pas que ça mais il est clair que l'on exportera plus des produits à faible valeur ajoutée.

      (désolé, j'ai un peu dévié sur un commentaire de ton ancienne note)

      Ecrit par : Maxime | 25.04.2009

      @Maxime,
      Je prendrai le temps d'aller vous lire. :)

      Ecrit par : Martine | 25.04.2009

      Nous sommes désolés, une fois de plus, cher batracien.

      Mais votre préjugé concernant l'industrie et nous persistons à penser que votre avis en la matière sera, dans 5 à 10 ans, l'illustration d'une erreur manifeste d'interprétation!

      Nous n'avons pas (comme l'egocrate suprême) pour objectif en défendant le secteur industriel de maintenir coute que coute un quelconque intérêt social! Détrompez-vous cher batracien! Nous estimons au contraire qu'il ne s'agit nullement du "puits sans fond" qu'avec facilité vous vous êtes encore borné à y voir! Là, vous nous décevez...

      Nous pensons au contraire (et de nombreux prospectivistes nous renforcent en ce sens) que dans peu de temps nous (les pays avancés) contraints de RE-INDUSTRIALISER! Et ce, comme nous vous l'indiquions dans les commentaires du précédent billet pour des raison de coûts du transport principalement! Mais une réindustrialisation qui n'aura rien de lourd!

      Vous avez sans doute du mal encore à le percevoir mais l'avenir à moyen terme sera dans des usines, par exemple dans le secteur automobile, capables de sortir 150 à 400 moteurs/jours au lieu de très grosses unités comme actuellement (plus de 1500 moteurs/jours).

      Il en sera de même dans nombre de secteurs industriels. De l'électroménager au hardware informatique. Et cela représentera des millions d'emplois à re-créer!...

      Ecrit par : Alcibiade | 25.04.2009

      je n'ai pas pu lire complètement ton billet précédent, faute de temps. Je viens de lire rapidement celui-ci et certaines choses me plaisent bien. Mais d'autres m'horripilent.

      Je ne réagis qu'à une seule:
      Permets-moi de te dire ma surprise sur ton manichéisme dans ton pourcentage des bons/moyens/mauvais profs. Est-ce que notre boulot n'est pas bien plus complexe que cela? Il y a beaucoup de dimensions dans la relation enseignant/enseigné(s), et donc juger qu'un prof est bon ou pas, est "méritant" ou pas me parait quasiment impossible.

      Ecrit par : GuillaumeD | 25.04.2009

      Dis donc coco, tu seras gentil de ne pas mettre tout le monde dans le même sac : on peut être plusieurs en (dés)accord avec toi mais pour des raisons différentes... donc pas forcément par conformisme - et même parfois par l'inverse avec des conceptions tout aussi iconoclastes que les tiennes (mais en opposition). Tu abordes énormément de sujets c'est très difficile de te répondre (je n'ai même pas eu le temps de finir mes textes pour ton précédent billet).

      L'industrie : tu as une vision partielle (pas le temps de creuser ici) et tu ne sembles pas vouloir entendre Alcibiade et les autres (que je rejoins plus ou moins).

      L'anglais : je ne crois pas que les gens s'y soient frontalement opposés (ou alors j'ai oublié des commentaires), mais au-delà de la décision, il y a la manière de la mettre en oeuvre. Quant aux lacunes, j'ai déjà insisté sur les différences entre générations... et si les jeunes actuels sont à nouveau lamentables (ce qui reste à vérifier), c'est peut-être pour d'autres raisons (plus générales et communes à l'ensemble de l'instruction, si tu me suis...).

      L'éducation : là encore, tout le monde n'est pas un socialiste irresponsable qui se borne à demander d'ouvrir sans fin le robinet ; on peut effectivement faire mieux à moyens constants, sans pour autant suivre tes propositions ni être un fayot ou un corporatiste.

      L'évaluation par les élèves : tu soulignes très justement l'incapacité des élèves (il y a plusieurs raisons, pas seulement l'âge) mais je suis d'accord avec toi pour qu'elle existe, à condition qu'elle soit anonyme et à destination exclusive de l'enseignant (au passage il ne faudrait pas que ce soit manuscrit sinon il reconnaîtrait les écritures...).

      Les récompenses au mérite : pourquoi pas mais comment évaluer vraiment leur activité ? Ca ne peut être que qualitatif, et même là c'est loin d'être simple...

      L'orientation : oui c'est un des fondements des problèmes actuels mais pas le seul et pas forcément pour les raisons qu'on croit. Exemple : des étudiants fac qui n'ont rien à y faire là (pas le niveau ni la motivation, cf. filières pro ou techno) mais parce qu'ils n'ont pas été pris dans les filières qui leur sont normalement destinées (cf. BTS ou IUT qui prennent des S).

      Sélection à manier avec des pincettes, pas parce que sujet sensible mais vraiment pour des raisons de fond. Pas encore eu le temps de faire un billet complet là-dessus, mais j'avais détaillé un peu plus dans un commentaire sur un autre blog si ça t'intéresse.

      Elèves qui n'ont rien à foutre au collège : tu exagères, il faut un minimum d'instruction pour tous (ce qui est d'ailleurs un droit fondamental) sinon point de démocratie car point de vote éclairé, gens livrés au premier démago venu (ou abstention par incompréhension des sujets). Le fait qu'on n'en soit pas très loin actuellement n'est pas une justification ni un prétexte pour aggraver les choses. Et je ne parle là que de vote, mais il y a aussi la vie de tous les jours (arnaques, vie sociale, etc).

      Dis-moi cash si je t'énerve à rester trop vague sans terminer mes arguments, je t'appelle pour en discuter plus facilement. Bien à toi ;-)

      Ecrit par : florent | 26.04.2009

      A Alci : vous avez tout à fait raison pour ce qu'on appelle les "relocalisations", phénomènes dus à l'augmentation du prix du pétrole. Yves Cochet l'avait évoqué il y a déjà qlq années... Mais c'est valable pour des produits chers à transporter, comme les voitures.
      Après, à moins de faire du protectionnisme, je ne vois pas comment lutter contre la mondialisation : là est toute la contradiction de Nicolas Sarkozy (E. Zemmour). Mais nous connaissons vous et moi les méfaits du protectionnisme...

      A Max : Disney, tu as raison, la France ne se résume pas à ça, pour les Français (et en matière de tourisme, nous sommes nos propres clients). Mais pour les étrangers, c'est ça, la France et nous n'en avons pas à en rougir.

      A Guillaume : je le pense sans aucun souci, ayant été un bon élève, j'ai pu voir, de ma modeste expérience, le niveau des professeurs. Et en tant que chargé de TD temporaire, je pense, qu'en faculté, c'est pareil, sauf qu'ils bossent plus (même si c'est moins fatigant psychologiquement).

      A Florent : super commentaire et voici le questionnaire que j'ai fait : les étudiants devaient juste mettre des croix ou rayer car je savais qu'ils savaient que je savais que je reconnaîtrais leur écriture :-) Donc, s'ils voulaient être complètement anonymes, ils le pouvaient. Après je leur ai dit que ça ne changerait rien au note, et tout comme toi, ils savent que je suis un homme de parole (au passage, j'attends encore ton interview de l'Hérétique...). Pour le téléphone, avec plaisir, mais appeler et textoter, ce n'est pas à sens unique :-)
      Et je pense comme toi pour les BTS/IUT vs Fac... c'est évident, tout le monde le sait mais personne ne fait rien.
      Les élèves ont le droit d'aller au collège mais en Allemagne, les collèges sont variés en fonction des niveaux et le pays ne s'en porte pas plus mal pour autant. En France, au nom d'une prétendue égalité, on crée une machine à broyer les élèves en difficulté.

      Ecrit par : LCDM | 26.04.2009

      AAAAAAHHH !!! Enfin tu commences à lever le voile sur une facette totalement ignorée dans vos discussions sur la toile :))) J'en dirai plus au cours des semaines à venir (je sais je traîne à terminer mes billets, mais vous êtes si prolifiques... quoi qu'il en soit tout ça paraîtra avant les élections, scrogneugneu!!).

      Très juste l'idée du QCM pour l'évaluation, mais sans une case rédaction libre ce ne sera jamais complet... même toi tu ne peux pas anticiper toutes les remarques potentielles. ^^

      Figure-toi que je n'arrête pas de penser à cette interview mais je pensais que tu avais lâché l'affaire. Il faut dire aussi que je n'avais reçu que deux tiers des réponses. Je réactive ça après le pont.

      Je ne connaissais pas le système allemand pour les collèges (ou alors confusion : dans mon esprit la Realschule c'était après 15 ans). Je pense que ce n'est pas tant une question de niveau que d'adaptation de l'enseignement : plus étalé dans la durée, à petites doses, et peut-être aussi présenté différemment. Hormis une minorité très faible, on ne me fera pas croire qu'une classe d'âge ne peut pas acquérir *dans son ensemble* un bagage minimal ET satisfaisant (hors problèmes de volonté, discipline, etc). Les inepties sur l'égalité (et leurs dégâts) existent mais sont d'un autre ordre, à mon sens.

      Ecrit par : florent | 26.04.2009

      Toutes mes excuses pour les bugs lors de l'envoi du commentaire (-_-)'

      Ecrit par : florent | 26.04.2009

      no prob florent, on a bien compris que tu traînes à terminer tes comm

      Ecrit par : GuillaumeD | 26.04.2009

      A Florent : il y a une case "appréciation libre" mais là ils la remplissent peu car ils savent que je risque de reconnaître l'écriture. Mais comme le sujet t'intéresse voici ce qu'ils m'ont mis entre autres cette année dans cette case :
      "Un peu sévère mais compétent"
      "Le rythme était quelquefois trop soutenu mais dans l'ensemble, c'était bien"
      "J'apprécie que la salle soit calme"
      "Cours très intéressant. Les corrections très détaillées aides (sic) bcp"
      "La méthodologie manquerait un peu"
      "Accepte toujours la remise de sujets quel que soit le nombre, ce qui encourage à les rendre"
      "L'ambiance n'était pas très bonne, prof sévère mais efficace. Je trouve qu'au 2è semestre vous avez été moins sévère et plus sympathique"
      "Des remarques qui peuvent décourager"
      "Merci pour l'encouragement constant"

      Dans un lot, il y a toujours 2-3 qui te cassent et 2-3 qui t'encensent... Ca c'est normal, mais il faut tenir compte du reste. Dans toutes les écoles privées du supérieur, les enseignants sont évalués. Ici, mes collègues me critiquent parce que je fais ça mais on enseigne pour qui ? Et puis il faut savoir se remettre en question. Une collègue les laisse s'exprimer à la fin à l'oral ("je veux qu'ils me disent tout en face et pouvoir y répondre") mais le pb est que les masses silencieuses ne disent rien, or eux sont le splus intéressants...

      Ecrit par : LCDM | 26.04.2009

      Encore une fois je parfaitement suis d'accord avec toi sur le principe (moyennant quelques conditions précises). Mais n'oublie pas que l'enseignant n'est pas qu'un prestataire auprès d'étudiants "clients". Même eux, qui ont a priori plus de jugeote que des élèves (...), ne sont pas en mesure de comprendre tous les tenants et les aboutissants des enseignements. Je me suis aperçu de l'utilité de certains cours de license (à la fois au niveau du contenu mais aussi de la structuration et de la présentation) seulement en fin de thèse... Ceci dit je t'accorde volontiers que la capacité de remise en question gagnerait à être développée chez les profs en particulier... et dans la société dans son ensemble ^^

      Ecrit par : florent | 26.04.2009

      A Florent : l'éducation nationale est un service "public" comme l'hôpital, la justice, la police, etc. J'en ai assez des personnes de ces secteurs qui ne se remettent jms en question. C'est dur d'être évaluer mais moi j'ai pris le pari depuis 4 ans et je continuerai à le faire. Cela m'apporte plus que cela me fait de la peine.
      J'enseigne pour eux, pas pour me faire plaisir, sinon autant me regarder parler dans une glace. Après ça m'empêche pas d'être "sévère" ;-)

      Ecrit par : LCDM | 26.04.2009

      +1! mais j'avais dit "pas que" ;-)

      Ecrit par : florent | 26.04.2009

      Bien parlé crapaud. Toi aussi tu as rejoint à l'UMP?

      Ecrit par : Pino | 26.04.2009

      @ LCDM
      Dis donc, l'crapaud, t'es gonflé de parler de conformisme...parce que l'anglais pour tout le monde, ce n'est pas conformiste, comme opinion ? Ben moi, je préfère l'araméen pour tout le monde, tu vois ? C'est plus rigolo, et ça demande davantage à se creuser la tête.
      T'aura beau verser du carbu dans le réservoir, tant que t'auras pas compris que c'est le moteur qu'il faut changer, ta caisse ne filera pas plus vite. C'est ce que j'essaie, en vain, de te faire comprendre, sur cette histoire d'anglais.
      Pour l'industrie, comme s'échine à te le dire Alcibiade, elle doit évidemment muter. Et il a très certainement raison sur les petites unités de production fortement implantées localement. Je crois que c'est le concept qu'a développé entre autres Guy Nègre avec sa voiture à air comprimé, dont Tata a racheté le brevet.
      Avec de l'énergie rare et de plus en plus chère, il est clair qu'il va falloir repenser la distribution, et donc la production.

      Pour les profs, je renonce à te faire entendre raison, t'es trop borné sur le sujet. Comment veux-tu faire une évaluation sérieuse ? Passe encore en faculté, mais...en primaire, au secondaire ? franchement, est-ce que c'est une idée sérieuse...

      Ecrit par : L'Hérétique | 27.04.2009

      A Pino :certainement pas et pas grand chose de l'action de M. Sarkozy ne trouve grâce à mes yeux.

      A l'Hérétique : moi aussi je suis franchouillard, moi aussi j'aimerais que le français règne sur le monde... Mais c'est trop tard. Et relis le passage sur l'évaluation : mes propos sont nuancés...

      Ecrit par : LCDM | 27.04.2009

      @ LCDM
      Pas forcément le français pour ce qui me concerne : j'aime surtout la diversité, primo, et secundo, je crois que c'est le fait d'apprendre tôt une autre langue, peu importe laquelle, qui développe les aptitudes linguistiques. Ça, et une solide connaissance de la grammaire et du vocabulaire. La vérité sur les langues, ignorées de beaucoup, au demeurant, c'est que ce sont ceux qui ont appris les listes de vocabulaire en classe qui s'en sortent le mieux à l'étranger, car ils s'adaptent vite à l'accent, sauf à avoir des difficultés d'analyse des sons, ce qui est un autre problème.
      Le problème, c'est que c'est très politiquement incorrect de dire la vérité là-dessus aujourd'hui...

      Ecrit par : L'Hérétique | 27.04.2009

      Intéressant complément à ton billet précédent. Cependant j'y ai pas trouvé d'arguments en faveur de la spécialisation de l'économie. Je maintiens, par conséquent, mes observations.

      Si je peux me permettre, il me semble (mais je peux ne pas avoir tout saisi) que tu te limites à une analyse à l'instant présent.

      Pour exemple l'anglais. Je ne nie pas son utilité et je le parle(ais) assez bien (en France peu d'occasions de pratiquer mais bon, avant j'avais une maison mère anglaise alors c'était au moins un appel par semaine ...). Cela dit, comme tu sais très bien cette langue s'est imposée pour une multitudes de raisons. D'autres peuvent la faire tomber. En effet, quand tu dis "l'anglais", tu penses que d'ici 50 ans il sera encore une langue mondiale. Ce qui est, dans le cas spécifique, probable.

      Cependant ce n'est qu'une anticipation. Rationnelle autant que tu veux, mais pas plus qu'une hypothèse sur le futur.

      Bon je m'arrête car "anticipation" et "rationnelle" se côtoyant c'est trop après 9 heures de cours ...

      Bien à toi.

      PS c'est HS mais je vais rebondir sur ton article sur les poujado-modemistes, tu me diras qu'est que t'en pense ;-)

      Ecrit par : Claudio Pirrone | 27.04.2009

      C'est fait :-) [fin du HS]

      Ecrit par : Claudio Pirrone | 28.04.2009

      entièrement d'accord, le système tel qu'il est est une usine à échecs.

      Une réforme doit avoir lieu pour que chacun ait sa chance.

      Et je suis bien placée pour savoir de quoi je parle.
      Avec un gamin surdoué et en situation de handicap, nous avons tout essayé mais fiston a été mis en échec scolaire vite fait bien fait.
      Et sur les 8 élèves en 2 ans qui ont expérimenté la classe d'unité pédagogique d'intégration, 1 seul continue péniblement.

      Mais dès la seconde il était dans la section qui lui convenait, pris en compte tout de suite ainsi que le recyclage de son père en transporteurs pour personnes handicapés.
      Il est bien entouré mais tellement handicapé que les aides lui sont dévouées sans contestations possibles.
      alors que ceux qui se situent à mi-chemin entre les 2
      sont en échec scolaires graves, avec dépressions à la clef. C'est toute la personnalité qui souffre de c'est échec.

      Vive la réforme donc et le plus tôt sera le mieux...
      A condition qu'elle aille dans le bon sens, bien sûr mais il me semblait qu'il y avait de bonnes choses qui auraient pu bénéficier à Fiston.

      M'enfin..
      Pour le moment, le CNED fera l'affaire..

      Ecrit par : Christie | 28.04.2009

      A Christie : quand j'ai vu que tu avais commenté, je me suis dit "elle ne sera pas d'accord" mais je n'avais pas songé à ton fils. Merci pour ton com' car j'avais oublié les difficultés supplémentaires des enfants handicapés et/ou surdoués. Oui, l'éducation nationale est une machine à broyer mis à part pour des gosses aisés financièrement ou des gosses ayant des facilités (mais pas trop) comme moi. Il y a trop de personnes dans le personnel administratif ou enseignant qui ne se remette jms en question. C'est dommage car il y a des gens formidables mais très minoritaires.

      Ecrit par : LCDM | 28.04.2009

      A Claudio : je ne suis pas parvenu à commenter chez toi mais ton billet est très bon sur le fond, j'approuve.

      Ecrit par : LCDM | 28.04.2009

      Mon neveu, tu as présumé de mes capacités de réflexions qui ne vont pas que dans le sens droite-gauche et vice-versa, mais de la vie en général.

      Tu es pardonné, parce qu'il est vrai que la situation actuelle peut brouiller les pistes.

      Il y a des gens géniaux dans l'éducation Nationale et j'en ai croisé tout au long du parcours de Fiston mais les idiots étaient plus forts, plus nombreux, je ne sais pas mais mieux placés, sans doute.
      en tout cas je déteste le broyage des gamins.

      j'ai aussi travaillé comme animatrice de Bibliothèque et de centre de documentation.
      j'ai pu observer là aussi certains dégâts comme des personnes vraiment qualifiées et souvent humbles dans leur travail mais qui le faisaient avec passion.
      j'ai beaucoup d'amis dans l'enseignement qui fait que oui, je peux remettre en question l'EN.


      J'ai apprécié ton billet mon neveu en me disant qu'il était juste.

      je te souhaite une bonne journée ensoleillée, enfin presque !!

      :-D )

      Ecrit par : Christie | 29.04.2009

      Dis donc, eul'crapaud, au lieu de persévérer dans l'erreur, quand-est-ce que tu le fais le test euro-profiler ?
      http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/04/27/quel-electeur-europeen-etes-vous.html

      Ecrit par : L'hérétique | 29.04.2009

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