30.07.2009
Il manque tout autant de solidarité que de travail (2).
Les plus fainéants d’entre vous doivent lire le premier billet, sinon vous perdrez le sens.
J’ai toujours considéré qu’il y avait du travail partout, mais qu’il fallait être polyvalent et se bouger. Ne m’en voulez pas, je n’ai aucune compassion avec les paresseux, ma mère nous répétant toujours : « s’il faut faire 20 heures de ménage par jour pour vous faire vivre, je le ferai ». Mais ce travail ne se trouve pas toujours via l’ANPE. Il se trouve dans des évènements, des rencontres vers l’autre. J’étais venu pour la soulager de trois coups de pioche, je me retrouve homme à tout faire, bien moins sexy que le jardinier de Mme Solis dans Desperate Housewives, mais bon, Mme C., à 86 ans, n’allait pas commencer à faire la difficile…
Il manque dans ce pays de la solidarité. Bien sûr, solidarité ne veut pas dire exploitation : tout travail mérite salaire ou échange de bons procédés. Elle m’aurait invité à déjeuner les midis pendant ma semaine, je m’en serai encore plus réjoui. Je ne deviens pas marxiste tout d’un coup, je reste même libéral : une activité économique naît d’un besoin, besoin assouvi par l’intervention d’un tiers qui recherche une rémunération. Il y a de l’argent d’un côté, des dons de l’autre, il faut qu’ils se rencontrent.
Si j’étais un ouvrier licencié, au lieu de céder au désespoir et de menacer de faire sauter mon usine, j’imprimerai des petits papiers que je mettrai dans toutes les boîtes aux lettres, proposant mes services. Les gens sont seuls à en crever dans ce pays et incapables de tout assumer : petites mamies, papis malades, femmes sans compagnons mais avec enfants, hommes non-manuels et/ou débordés.
Tout le monde a un don, tout le monde a quelque chose à apporter à la société. Mais personne ne viendra vous chercher. C’est à vous de proposer vos services.
Vous allez me dire « c’est du travail au black tout ça ! ». Soit, mais au fil du temps, les gens pourraient créer leur microsociété et gagner bien plus qu’un professeur de droit. Ce n’est qu’une idée en passant, parmi d’autres : je vous avais dit qu’il fallait apprendre l’anglais dès la maternelle et le chinois dès le collège et vous avez gueulé, avec des arguments infondés. Hé bien, ne changeons pas : trouvons le même travail pour cet ouvrier sidérurgiste, dont sa filière est condamnée vu la mondialisation alors qu’il pourrait être formé à autre chose, par exemple, dans un domaine environnemental. Ah oui, cette idée était dans une interview de Mme Duflot. Quand c’est les Verts qui le disent, c’est « in », quand c’est un mec de centre droit, ça pue la merde. Plus qu’aux étiquettes, attardez-vous sur les idées. Plus qu’aux grandes promesses, attardez-vous sur les petites actions concrètes.
11:55 Publié dans Débats et réflexions têtarnisantes | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : duflot, verts, mouvement démocrate, centre droit, chinois collège, aide personnes âgées, job faciles
27.07.2009
Il manque tout autant de solidarité que de travail (1).
Je suis parti quelques jours en Cévennes. J’y vais une à deux fois par an pour y travailler : pas d’internet, trois chaînes de télévision troubles, pas de dérangements. Bien sûr, il y a des balades possibles à pied ou en VTT, des lacs et rivières, des framboises, myrtilles et fraises des bois à ramasser, mais tout cela m’a toujours profondément ennuyé.
Donc, j’y suis allé pour travailler, mis à part un gros week-end festif avec des amis. Je ne savais pas encore que j’allais travailler aussi d’une autre façon.
J’ai passé toutes mes vacances dans ce coin paumé. J’y ai même rencontré un grand ami, Nono, comptable aujourd’hui à Dublin. Lorsque j’étais gamin, j’allais souvent rendre visite avec mon frère à une voisine : Mme C. Elle a toujours adoré notre famille.
Mme C. vivait avec M. C. qui est atteint aujourd’hui de la maladie d’Alzheimer. Ils ont un fils, 61 ans qui partage avec moi un point commun : il n’aime pas cet endroit. Il ne vient donc jamais. Il est juste venu amener sa mère, sans permis, dans sa résidence secondaire pour tout l’été, pendant que le mari est placé.
Bref, en rentrant d’une promenade, je me décide à aller quand même la saluer, vu que je ne la vois plus que tous les 2-3 ans.
Je la vois en plein soleil en train de biner pour décoincer son portail.
J’ai toujours aimé les vieux, puisque ma grand-mère est la personne la plus importante à mes yeux. J’ai donc naturellement le réflexe de lui prendre sa bine pour la soulager de ce fardeau. Elle me parle de ma sœur, de mon frère et de moi, enfants. Elle évoque son portail défraîchi. Elle a acheté de la peinture et veut le repeindre. Idée absurde à son âge. Mais les vieux sont têtus, il ne fallait pas annoncer d’entrée que j’allais le repeindre. Je lui propose, dans un premier temps, de le poncer. Elle accepte et j'exécute ma tâche pendant qu’elle me narre, pour mon plus grand bonheur, des souvenirs communs.
Puis je lui propose de revenir le lendemain peindre, bien que je n’y connaisse rien, n’étant pas manuel pour deux sous. Elle accepte. Le lendemain, je m’acquitte de ma tâche, sans talent mais avec bonne volonté. Cela me prend trois heures.
Je pensais qu’elle m’offrirait à la rigueur une bouteille de whisky, ce qui tomberait mal : c’est bien le seul alcool que je n’aime pas.
Hé bien non, elle me donne une enveloppe, avec insistance. Ma foi, j’accepte, car elle n’a pas l’air sur la paille. Elle me demande du coup de revenir peindre une partie du chalet. J’accepte. Rentré chez moi, je découvre 50 euros !
Mes chers lecteurs, ce billet débute sur une histoire personnelle pour déboucher sur une réflexion politique. Mais ce billet est long, alors je montre l’exemple à mes potes qui écrivent des billets-fleuves : je coupe et renvoie la partie politique au billet suivant.
20:04 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.07.2009
Ce blog est une famille, voici ses membres (2) :
Suite de mon précédent billet, billet vous parlant de mes commentateurs alors qu’ils sont en vacances. Voici ceux que je n’ai pas rencontrés :
L’Hérétique. Il a des enfants, il est prof de latin/grec. Je n’en sais pas plus. Je regrette de ne pas le connaître personnellement : j’ai failli le rencontrer du temps de Villepinte un des rédacteurs, à supposer qu’ils soient plusieurs (je n’y jamais cru). Oui, l’Hérétique dit qu’ils sont plusieurs pour pas qu’on sache le métier de l’un, chose que tout blogueur de plus de deux ans sait. Je pourrais parler de son blog, mais ce n’est pas le sujet. En tout cas, c’est quelqu’un d’intelligent, il est drôle et féru de littérature et de tomates. Comme il le dit lui-même, on adore tout deux de parler de l’UDF. Il est ouvert à tout, contrairement à moi. Il a un caractère bien trempé mais il est trop occupé par son blog et ses stats, mais comme toutes les vraies stars, il pense encore à nous.
Mirabelle, 48 ans. Même discrétion que Florent. Doctorante en droit. Passionné par les chats, et les animaux en général. Elle aime la nature et vit à la campagne. Voix sympathique, vive, elle avait relu un de mes articles, donc serviable !
Guillaume, 34 ans. Prof d’histoire/géo. Je ne le connais pas du tout et je ne peux apercevoir qui il est à travers son blog ou son facebook. Il vit à Clamart, dans la ville de mon ami Johan (secrétaire des jeunes démocrates et chez moi en ce moment)
Claudio. 39 ans, enseignant en éco ? Lui il va sur facebook mais n’est pas ami avec moi, alors que je suis un de ses « fans ». Quel ingrat !^^ Italien d’origine (ou encore en partie ?), il a vécu en ville et comme moi, il aime le milieu semi-rural. Fin, gentil, patient quand je lui écris « bof » après un de ses articles, c’est un lecteur attentif de mon blog que j’ai hâte de rencontrer.
Et pour finir 3 lecteurs non blogueurs :
FB, alias Florence. 36 ans, plusieurs enfants, elle enseigne dans les lettres ou les langues, et ce qui tourne autour. Alors elle, elle est géniale. La reine de facebook : elle adore commenter les actu de tout le monde. C’est un peu la bonne copine à PD : elle fait attention à ce qu’elle dit mais il parait qu’elle adore vanner les gens en message privé. Fan de pizza, on la sent bon vivante. Très drôle, très fine, très engagée. C’est une fine connaisseuse de l’histoire du centrisme (j’adorerai qu’elle livre comme Hervé Torchet des souvenirs bien qu’elle soit plus sexy que lui). C’est un peu ma Quitterie à moi.
Thierry, la cinquantaine, dans une administration déconcentrée genre DDASS ou sécu. Véritable féru d’internet, il est parti de facebook (Florence pourrait lui dire qu’il rate pleins de trucs). Il adore lire et lit tout le temps : il aime tellement ça qu’il n’a rien trouvé de mieux que relire… ma thèse ! Soit. Généreux, attentionné, intelligent mais souvent soucieux et fatigué. Il a un côté un peu bisou-pouja, un humour fin, trop pour moi qui ne comprend que les grivoiseries… Homme engagé et courageux.
« Martine, alias champomy, troll officiel de la blogosphère » c’est comme cela qu’un internaute a atterri sur mon blog en tapant ça sur google. Je ne sais rien d’elle. Je crois qu’elle doit bosser dans l’éducation nationale. Bannie de plusieurs blogs, surtout féminins (elle doit être un peu misogyne), elle aime bien commenter chez moi. Les autres blogueurs se demandent pourquoi elle ne trolle pas chez moi : c’est parce qu’elle aime mon côté décalé. Je ne comprends pas tous ces com’ et je ne suis pas le seul. Elle a dit qu’elle voudrait me rencontrer, si elle est aux UR, ça serait avec plaisir…
Voilà, c’est fini. Merci à eux.
02:48 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hérétique, mirabelle le chat, skeptikos, guilaumed, blogosphère modem
12.07.2009
Ce blog est une famille, voici ses membres (1) :
Je vais vous parler de mes principaux commentateurs en dressant leur portrait, bien sûr sans tomber dans la flatterie. S’il y a des erreurs, merci de les relever, je les corrigerai. Je vais en décevoir en oubliant certains, mais je vous parle de ceux qui sont quasiment en train de commenter tout le temps. D’ailleurs, ce n’est pas toujours pour commenter un billet : ils font un coucou à untel, font de la pub pour tel truc, me demandent comment ça va… Par exemple, ils m’ont niqué mon précédent billet.
Il peut y avoir des lecteurs bien plus fidèles qu’eux mais ce sont mes principaux commentateurs : ils font vivre ce blog, en me contredisant, en atténuant mes propos, en les soutenant aussi en les illustrant d’autres exemples. Je n’ai pas besoin de les citer pour qu’ils débarquent, ils s’intéressent à presque tout. Je pense toujours à l’un deux en écrivant un billet. Ca m’a pris du temps d’écrire ceci donc je vais scinder le billet en deux : d’abord ceux que j’ai réellement rencontrés (j’écris sur eux ainsi d’eux plus facilement), puis les autres.
Kag, 42 ans (20 en âge car il n’y a pas plus jeune que lui) courtier en assurance, enseignant à l’IUT, deux filles. Kag suit mon blog depuis le début. Mon tout premier s’appelait débilement « Jeune MoDem 31 ». Kag est avant tout un homme gourmand (et ça se voit), il se passe son temps à cuisiner. Véritable geek, homme généreux mais d’une désarmante naïveté, il fait partie de ses gens qui voulaient réconcilier tout le monde à la cour de récré. Il n’est pas un bisounours dans le sens qu’il n’a jamais nié la nécessité d’avoir des élus. C’est un homme drôle, sympathique mais fatigué par ses soucis et la tristesse point en lui quand on fait attention.
Oaz, 38 ans, informaticien (en fait un truc plus précis que personne ne comprend), plusieurs enfants (2 ou 4 ?). Il pourrait être l’alter égo du premier, au premier abord. Même intelligence, même corpulence. Même attachement à sa famille. Oaz aime discuter et on peut discuter avec lui, sur internet ou en vrai, sans atteindre le point de non-retour. Pas très charismatique pour être élu de premier ordre, il met tout en œuvre pour aider tel ou tel pote de ses clubs dont les membres pourraient rentrer dans une cabine téléphonique. Oaz est un bisounours à surveiller comme le lait sur le feu, car je l’ai déjà dit « le bisounoursisme débarrassé de sa calinothérapie va au poujamodémisme comme un gant bien fait va à une belle main ». On est d’accord sur une chose mais moi, j’y ai renoncé : les candidats aux élections devraient être élus par les adhérents. Oaz est un homme naïf et plutôt rancunier : il avait soutenu le Président des Démocrates 31 avant sa candidature, le vantant avec une rare mauvaise foi, pour carrément l’occire après. Il fait partie au moins de ces gens qui ont des convictions et des idées, quitte à ce qu’elles soient utopistes.
Florent. Doctorant en bio. Doit avoir à peu près 25 ans. Il va m’en vouloir de parler de lui tant il cultive la discrétion, donc je l’évoque sans lien. Il me gonfle à mettre une fleur de paradis en pics sur facebook alors qu’il est pourtant choupi. En tout cas bien plus que d’autres qui mettent des pics d’eux sur leur blog alors qu’ils n’ont rien de rare. C’est quelqu’un de lui-même curieux et aimant aller à la rencontre des autres, il doit donc se dévoiler, à son grand regret. Florent est un petit bonhomme, assez discret au premier abord, mais avec un fort caractère et susceptible. Il est végétarien (il est chétif d’ailleurs), un peu vieux garçon, mais il y a de la malice en lui. Franc, original, rigoureux, il me contacte parfois pour savoir s’il ne va pas trop loin sur un thème. Je lui dis toujours « fonce ! ». C’est surtout un homme qui est courageux dans son travail, bien qu’il ose dire qu’il n’a pas de temps à cause de sa thèse alors qu’il fait les tests les plus idiots sur facebook.
Christie. Aucune idée sur son âge. Mère au foyer d’un adolescent. Je crois qu’elle a exercé plusieurs métiers, dont celui de secrétaire. Elle écrit à merveille car dans sa famille, il écrivait tout le temps. Elle parle plusieurs langues et a eu une vie particulière qu’elle devrait écrire dans un roman. Elle a le cœur gros comme les plaines du Colorado. On ne comprend pas toujours ses engagements, oscillants entre le PS marqué à gauche, l’écologisme et l’altermondialisme. C’est une femme très tolérante et qui fuit les étioquettes au fond. Rien à voir avec les autres parce qu’elle est autre. Nous nous écrivons souvent, nous nous rencontrons trop rarement. C’est un peu la rencontre de deux personnes radicalement différentes, dans le mode de vie et des idées, mais curieuses et humaines l’une envers l’autre. C’est elle qui me pousse à protéger l’environnement et je la tiens au courant des mes progrès. Christie est une maman assez scorpion qui se bat pour son enfant. Elle a voyagé dans de multiples endroits, elle aime plus le monde en général et l’humanité que les Français. C’est une femme gentille, d’écoute, capable de discuter. Malheureusement, elle s’est parfois fait un peu avoir par une partie de la blogosphère. Mais comme elle est intelligente (c’est une femme lettrée) et peut-être rancunière ( ?), elle se rend rapidement compte de ses erreurs et ne les reproduit pas.
Raphaël. 23 ans, mastère II Histoire de l’art, poète, souhaitant poursuivre sur une thèse. C’est l’inverse de Florent : on sait beaucoup de choses sur lui et il s’en fout. Je l’ai rencontré qu’une seule fois alors qu’on avait échangé bien avant. On n’a pas parlé : il était occupé à faire semblant de bosser à Villepinte. Homme mince et angélique. Raphaël touche à plein de choses, il est marrant, intelligent et adore suivre les actu de tous ses « amis » facebook. Raphael est malicieux et coquin. Il adore cuisiner, prendre des photos, et il est très attaché à ses Vosges natales et à Nancy.
Pino. Ingénieur aéronautique, 42 ans, deux filles (je crois). Pino est moins virulent en vrai que sur le net. Mec sympa, « propre », simple. Le genre de mec avec qui on peut boire un coup. Quand il veut quelque chose, il tente. Très intelligent, mais une intelligence de droite : moins ostentatoire, plus intime, un peu à la Chirac (et Chirac est une modèle d’intelligence pour moi). Il vit dans un beau quartier de Toulouse, ayant bien réussi sa vie alors qu’il est fils d’instituteurs, il paraît parfois nouveau riche qui vote à droite. On sent qu’il a des idées spaces et en politique, je ne compterai pas sur lui.
11:31 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kag, barrejadis, ataraxosphère, alluvions christie
08.07.2009
Le MoDem : je m’éloigne, je réfléchis et je te quitte ?
Je n’ai pas repris ma carte cette année au Mouvement Démocrate, me laissant de la réflexion. Je suis d’ores et déjà un sympathisant qui suit plus ou moins attentivement son ancien parti. Probabilité que la situation demeure : 80 %.
Mais, je suis tenté par rejoindre l’Alliance centriste, comme vient de le faire Jean-Pierre. Probabilité : 10 %. J’ai besoin de réfléchir, d’en savoir plus sur l’alliance centriste, de savoir ce coup-ci où je fous les pieds. C’est un lecteur « hérisson » qui m’a écrit ceci en com’ : « Vous n'avez pas envie de rejoindre "l'Alliance centriste", en attendant la résurrection de l'UDF ? ». En fait, c’était une vanne que j’ai prise pour une invitation d’un membre de l’alliance. Mais depuis, ce que je prenais pour un club à la con devient une source de réflexions.
Quoi qu’il en soit, comme je serai aux Universités de rentrée, je pense prendre une décision après. Précisons-le : M. Bayrou me gonfle mais il partage mes idées, si j’ose le dire si prétentieusement. Je n’y peux rien, on a beaucoup d’idées communes, un constat assez similaire sur la société. Non, le hic ne vient pas de là.
Je quitterai le MoDem, que j’avais qualifié de « boîte à cons » si je me rends compte, lors de ces journées, qu’il y a, dans l’ensemble des adhérents, des poujamodémistes®. (petit copyright car l’expression est de bibi^^). Regardez cette vidéo d’une réunion du Mouvement Démocrate 31 :
Le débat ne porte pas sur les propos de M. Vanlerenberghe, propos dont j’adhère à 100 % mais sur la politique des braillards, gueulards, personnes irrespectueuses. Au Mouvement Démocrate 31, les jeunes sont plutôt sages, posés, responsables, mûrs. Alors que les aînés se croient à une AG de l’UNEF pour voter un blocage de fac. Bon certes, ce n’est qu’une vidéo, j’étais absent au débat, le reste peut être bon.
Si je décide de quitter le Mouvement Démocrate, c’est que les poujamodémistes m’ont fatigué, usé, épuisé. En réunion, je ne dis jamais rien (sauf entre jeunes). Une fois, j’ai gueulé : on venait de dire aux gens qu’il fallait poser des questions et ne pas faire des monologues. Une vieille poujamodémiste, issue de l’UDF (hé oui, il y en a !) prend de suite le micro pour gueuler sur quelqu’un. Là, mon sang ne fit qu’un tour et j’ai expliqué que le parti manquait de discipline, que je n’en pouvais plus des actes irrespectueux et des appels à voter autre chose. A ma grande surprise, j’ai été applaudi alors que je visais la moitié de la salle.
Aux Universités de rentrée, je vais faire ce que je fais toujours (le premier qui dit « picoler » est banni, même si c’est vrai) : écouter, observer, discuter. On verra bien ce que vous allez me réserver.
Par ailleurs, rassurez-vous : ça ne m’empêchera pas de voter encore pour le Mouvement Démocrate et je ne rejoindrai pas le Nouveau Centre, parti croupion éloigné de mes volontés d’indépendance.
Depuis la fin de l’UDF, c’est encore plus la merde au Mouvement Démocrate, en tout cas, en Haute-Garonne. Je pourrais m’investir au Mouvement Démocrate du Tarn-et-Garonne mais personne n’a répondu à mes demandes de contact.
S’il y a encore des gens démocrates, ouverts d’esprits et souhaitant faire de la politique dans le MoDem 31 ou 82, j’espère les rencontrer car ça urge : 10 % de probabilités.
01:17 Publié dans Bave du Crapaud | Lien permanent | Commentaires (63) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poujamodémiste, mouvement démocrate 31, mouvement démocrate 82, bayrou
06.07.2009
Véronique Courjault ou l’impossible justice des hommes.
Je ne boude plus car mes potes blogueurs, à défaut de lire mes vrais billets, m’ont mis en lien et ça me fait monter sur Wikio. Aujourd’hui, l’affaire Véronique Courjault. Cette affaire me fascine bien qu’il soit déjà trop tard dans la blogo pour en parler. J’en ai envie depuis le billet de Dr No, assez dur :
« Avec l'affaire Courjault, le déni de grossesse est doublé d'un déni d'accouchement, d'un déni de naissance et plus grave d'un déni de crime ce qui semble déjà en soi assez hallucinant mais que cela puisse aboutir à un déni de justice cela dépasse l'entendement ! »
C’est un cas médiatique, juridique et humain extraordinaire.
La première chose qui m’a frappée est leur conférence de presse à Séoul. Dès qu’un Français fait une connerie à l’étranger, l’opinion française croît en l’innocence de la personne. Alors que quand c’est un étranger en France qui fait une connerie, il est présumé coupable.
La deuxième chose est l’absence de véritable partie civile. Les 3 bébés étant morts, c’est la société qui les représente. C’est une véritable fiction juridique : on représente des morts qui n’ont jamais été connus et aimés de quelqu’un. Ils ont à peine vécus.
La troisième chose réside dans les buts de la justice : punir, montrer l’exemple et protéger la société. Or, dans les 3 buts, la justice humaine échoue :
-Punir, c’est difficile puisque Mme Courjault a deux enfants vivants et un mari qui l’aime. La seule punition est la punition médiatique et la punition populaire. Sa vie est brisée. A chaque fois qu’elle sortira pour acheter son pain ou arroser ses plantes, elle subira le regard populaire, lourd et implacable. Le pire est que la vie de sa famille est cassée. Vous imaginez la vie des deux adolescents de 12 et 14 ans ? Même en changeant de nom, en partant loin, ils feront toujours face aux crimes de leur mère.
-Montrer l’exemple, c’est absurde : personne ne va tuer un bébé parce qu’il sait qu’il ne va pas passer sa vie en prison mais parce qu’il y a ou du désespoir, ou de la pathologie, ou les deux.
-Protéger la société ? Non, puisque cette dame menace personne, sauf d’éventuels nouveaux nés.
En réalité, c’est plus une affaire qui relèverait de la psychiatrie ou de la justice divine. La société demande à la justice des hommes de tout juger, de régler au mieux les différends. Je suis influencé par mon déisme et mon éducation chrétienne. Moi, cette dame, si je la croisais, je lui ferai un sourire. Le pardon est une notion fondamentale du christianisme : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi » (Evangile selon St Matthieu).
13:41 Publié dans Débats et réflexions têtarnisantes | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : véronique courjault, dr no, christianisme



