12.11.2009
La petite montagne, ça vous gagne ?
Depuis septembre, je suis presque autant en Cévennes que dans mon gros village du Tarn-et-Garonne. J’ai hâte d’y aller pour travailler et j’ai toujours hâte d’en repartir.
J’y vais depuis tout petit, mais toujours pour les vacances. On me connaît mais on ne me côtoie pas. La situation est en train de changer car je commence à passer pour un habitant à plein temps.
Au début, l’épicière me disait à chaque fois :
- Hé l’avocat, t’es venu te reposer ?
Franchement, pour moi le repos physique et psychologique, ça serait à dormir sur une plage en journée et sortir la nuit…
Le sujet principal de conversation, ce sont les champignons. Il n’y en a pas eu beaucoup cette année : sécheresse au début, trop de pluie à la fin, paraît-il. Bref, c’est à celui qui en trouve le plus et qui s’en vante au bar.
Un patron d’une auberge, ancien montpelliérain prétend avoir ramassé des « cageots de girolles ». Tout le monde commente son exploit. Une voix surgit, planquée derrière le Midi Libre :
- Kiki (tout le monde s’appelle comme ça ou alors « Néné », voire « Francis »), j’aimerais bien voir ça. J’en ai très peu ramassé en 27 ans…
C’était plus fort que moi, il fallait que je ramène, comme d’habitude, ma fraise… Kiki râle, le ton monte et il part chercher ses « girolles ». Il revient avec un panier de… clitocybes orangés. Je me fous bien de sa gueule en public. Je passe pour un mycologue averti, ça tombe bien, j’en étais un, enfant.
Emporté par mon succès, je capte l’auditoire en leur donnant un des mes coins (enfin, ancien coin, il n’y a plus rien depuis 3 ans). L’épicier gueule :
- Mais c’est mon bois !
- Hein ?
- Ben, oui ce bois appartient à mon père, t’as pas le droit d’y aller !
- Dis-donc Gillou (ils s’appellent aussi tous Gillou), y’a pas marqué « Bois à Gilles ! » à l’entrée !
Je bats retraite, car décidemment ils ont du mal à accepter un « résident secondaire ». Pourtant sans ces derniers, il n’y aurait plus rien. Je me dis que je reviendrai m’imposer à la hussarde plus tard, car à chaque jour suffit sa peine.
Je croise au retour un couple de copains à mes parents, résidents secondaires aussi. On se salue et je finis pas dire :
- Vous jouez toujours aussi bien au tarot ?
- Ta mère m’a dit que tu savais y jouer…
- Je sais jouer à tout, sauf au bridge et aux échecs.
- Quel niveau au tarot ?
- A un niveau que tu voudras plus m’inviter après…
Bref, je les rejoins deux jours après. Sont conviés aussi l’adjoint au maire et son épouse. Ils connaissent mes parents. Moi, ils ne m’ont pas revu « depuis mon enfance ».
On joue. Le résultat est sans appel. Je les écrase : garde sans, garde contre, etc. D’habitude, je suis un bon perdant mais un très mauvais gagnant (j’ai tendance à narguer après). Ce coup-ci, je ne dis rien.
Chers lecteurs, je n’ai plus le temps de publier régulièrement. Je n’ai même pas internet là-bas. Mais si je garde le silence pendant plus de 15 jours, c’est qu’ils m’ont noyé dans le lac.
23:55 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.10.2009
Mouvement Démocrate : ceux qui reviennent…
Depuis deux ans, la liste des départs serait fastidieuse à établir. Chaque départ a ses raisons et personne ne devrait les commenter. Pourtant, il y en a qui reviennent. Interview de l’un d’entre eux.
Qui es-tu ?
Je m’appelle Benjamin, je suis juriste, j’ai 27 ans et je vis en milieu semi-rural. Je suis un spécialiste des questions de démocratie locale.
Ok, alors pourquoi tu adhères à nouveau ?
Parce que je me suis rendu compte que les poujamodémistes n’étaient pas là à la Grande-Motte et j’apprécie les gens que j’ai rencontrés. Je me suis méfié, à raison, de l’arrivée des nouveaux adhérents. Désormais, ça va, le Mouvement Démocrate est une UDF de centre gauche, mais ça me va…
Tu plaisantes ?
Non. Ne me sors pas le coup de 2012. C’est fini tout ça. Désormais on va faire de la politique, avec ou sans Bayrou.
Si ton seul projet est de faire de la politique comme avant, je te plains…
Moi, je plains en général ceux qui sont partis. Je me méfie des idées dans l’air du temps. Des adhésions coup de tête. La force de caractère consiste à être présent dans les moments difficiles et non pas à être attirés par la lumière.
Parce que tu oses prétendre que c’était le but de tous les nouveaux adhérents ?
Non, mais avoue qu’entre les poujamodémistes, les bisounours et ceux qui sont venus pour trouver une place sympa et qui repartent parce qu’il n’y a rien, on n’était pas gâtés…
Tu n’as aucun respect pour les gens qui se sont engagés et qui ont investi du temps et de l’argent ? Et tu dis toi-même qu’il faut des élus…
Pas du tout, je comprends les déceptions de tous. Chacun fait ce qu’il veut et je pense n’avoir jamais critiqué un départ. Je suis lucide sur l’état du parti et je suis d’accord en général avec 90 % des critiques. Si je peux aider mon parti à proposer des éléments de réflexion autour des questions de démocratie au niveau régional, je serai là.
Ca ne mange pas de pain…
Les adhérents qui pètent plus haut que leur cul fatiguent tous les autres. Que chacun fasse ce qu’il veut, mais qu’il le fasse bien.
Et ton constat sur le Mouvement Démocrate ?
Après les bisounours et les poujamodémistes, nous sommes confrontés à un nouveau problème : la Lepagemania® (bien évidemment entretenue sur les blogueurs, cons comme des valises sans poignée). Cap 21, depuis le début, sert à siphonner tous les nouveaux adhérents du MoDem (ce qui est plutôt un bien, si ça ne tenait qu’à moi, je leur aurais envoyé un « package »). Tout le monde critiquait l’UDF alors que Cap 21 existe encore, n’est-ce pas ? J’aurai l’occasion d’y revenir. On va finir avec une UDF de centre gauche mais dont les électeurs seront des gens de centre droit…
Qu’est-ce que c'est que cette fantaisie ?
Tu verras. Les gens de centre gauche aiment se mettre en avant. Ils vont tous voter Europe machin parce que c’est « in ». Je représenterai les électeurs de centre-droit, pas les cadres et élus du centre-droit, qui sont tous en général de droite. Comme ces blaireaux en Midi-Pyrénées qui sont en train de ressusciter l’UDF. Ils se disent « centristes ». Grotesque.
En fait, tu veux être à contre flots une fois de plus…
Non, je grogne, je râle mais on peut compter sur moi. J’attends le retour des militants UDF. Mieux vaut trois fois moins de monde, mais des gens compétents qu’une foule bordélique de boulets. On a mené la campagne seuls en 2007, c’était un succès. Ce n’est pas parce que l’on est ultraminoritaire que nous aurions forcément tort.
21:34 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, cap 21, lepagemania, udf midi-pyrénées, bayrou, europe écologie
14.09.2009
Ma patronne combat les connes : la bataille de l’homophobie au travail (2).
[Ajout du 21 novembre 2009 : attention, ce billet est inventé, voir les explications ici]
A lire avant ce billet, le premier. Pour les paresseux : une femme insulte un de ses collègues, hors de sa présence, en disant « en plus, il est pd ! ». Ce que cette femme ne savait pas, c’est que la patronne était dans la pièce à côté. Dans 99 % des cas, il ne se serait rien passé. Or, c’est mal connaître cette femme à poigne.
La patronne intervient sur le champ pour faire cesser la discussion. Elle prend à part l’employée dans son bureau et la sermonne vivement. Elle lui rappelle que la vie sexuelle et sentimentale de Valentin n’interfère en rien dans ses compétences et dans la vie de l’entreprise. Elle lui explique qu’elle vient de commettre un acte grave, pénalement répréhensible et qu’elle va réfléchir à une sanction.
Le soir même, des collègues ayant assisté à la scène préviennent Valentin par téléphone. Il est tracassé tout le week-end. Sa patronne le voit le lundi à la première heure. Elle a probablement pris conseil le week-end parmi ses réseaux. Elle lui raconte la scène et lui demande s’il veut porter plainte. Il répond par la négative, n’ayant pas été présent au moment des faits et trouvant une plainte pénale disproportionnée. La patronne lui dit que la salariée en question sera sanctionnée. Cette jeune femme reçoit 9 jours de mise à pied (donc repos forcé sans être payée), perd une semaine de vacances octroyée en plus chaque année par la direction et devra prendre ses vacances en juin et septembre alors qu’elle a des gosses.
Puis la patronne fait le tour des services et raconte l’histoire. Bon, tout le monde est désormais au courant pour Valentin. Mais tout le monde sait qu’il ne faudra rien dire au travail (même dans la pause déjeuner, à leur place, je me méfierai). Car ne rêvons pas : il y a des cons partout et la conne rentrera encore plus conne et homophobe. Toutefois, elle se taira dans la boîte.
Dans cette histoire, l’attitude de la patronne est remarquable. Le droit est appliqué, d’une manière sévère mais juste. Le droit protège, le droit rectifie.
A l’université, je sais très bien que des collègues se foutent de ma gueule sur mon homosexualité. S’ils disaient ça devant un directeur de laboratoire, un responsable administratif, il ne se passerait rien. Voilà pourquoi je me méfie du secteur public, toujours prompt à dire « faîtes ce que je dis, mais pas ce que je fais ». L’Etat emmerde n’importe quelle boîte privée pour un CDD abusif (alors qu’il en fait plein) et aurait étouffé une telle affaire.
J’ai le souvenir désagréable d’un mauvais dîner au restaurant avec mon mec de l’époque et surtout les commentaires ridicules du fils du restaurateur sur ce billet (que j’avais écrit à l’époque). Peu importe les défaites, il y a des gens formidables qui ont su dire stop à des situations pénibles. Chapeau bas, madame.
18:13 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homophobie au travail, discrimination
13.09.2009
Ma patronne combat les connes : la bataille de l’homophobie au travail (1).
[Ajout du 21 novembre 2009 : Attention, ce billet est faux. Voir les explications ici] Lorsqu’on évoque l’homophobie au travail, on lit souvent des décisions désastreuses, des longues procédures, des suicides et des échecs.
Un ami gay m’a pourtant raconté un dénouement heureux à quelque chose qui lui est arrivé. Je lui ai demandé la permission d’écrire ce billet, et de me relire au cas où je serais inexact. Plusieurs lecteurs habituels (non je ne vais pas les citer, ils vont se reconnaître) vont être intéressés par ce billet et je tenais à vous le livrer.
Appelons mon ami Valentin. Valentin est un homme délicieux : gentil, attentionné, aimé de tous. C’est un homme gay, qui s’est découvert sur le tard. Discret, pas du tout efféminé, il travaille comme comptable dans une boîte. Consciencieux, son travail est apprécié de sa patronne. Bref, un homme bon et sans histoire. J’arrête son portrait car il est sensible et ses yeux risquent de s’embrumer en lisant ce billet.
Intégré dans sa boîte, il n’a aucun souci particulier avec ses collègues. Il est notamment chargé de faire les fiches de paie de ses collègues. Il commet une petite maladresse en oubliant le versement d’une prime d’un montant dérisoire à une de ses collègues. C’est la seule, avec une autre, avec qui il n’a pas d’affinités. Mais quand il ne s’entend pas avec quelqu’un, il n’est pas comme moi : aucun clash.
Bref, il aurait sans souci rectifié le tir à la prochaine fiche de paie. Or, cette collègue en question se plaint devant d’autres collègues de sa bourde et conclut par un fameux « en plus, il est pd ! ». Au passage, notons que c’est une femme et je n’ai jamais douté que les femmes étaient aussi bêtes que les hommes. Ce que cette femme ne savait pas, c’est que la patronne était dans la pièce à côté. Au passage, notons que c’est une autre femme et je n’ai jamais douté qu’elles pouvaient être aussi formidables que les hommes… (Billet un peu long, suite au prochain billet).
14:06 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homophobie au travail, sanction homophobe, discrimination
16.08.2009
Si ma thèse m'était contée...
[Aujourd’hui, billet d’un lecteur, Thierry P. qui passe son temps à relire ma thèse. Il voulait me faire mettre des majuscules à « gaullisme » et « communisme ». Je lui demande s’il est sûr via un mail. Monsieur s’amuse à me répondre comme suit et me dit de le publier. Je vous avais dit que nous étions une famille. ]

Alors que la France tourne au ralenti, accablée de chaleur, il y en a qui bossent !
Extrait de cette effervescence :
- "Quoi ? Qu'apprends-je ? Un vent de révolte couve aux confins du Quercy ? On mettrait en doute mon autorité ?
- Non Messire, c'est une Révolution, une Bérézina est à redouter à Verdun ! Ce Damoiseau, le Crapaud du Marais a osé braver pour la première fois vos oukases typographiques.
- Bigre. L'enjeu est de taille à laisser ainsi s'instaurer la sédition sur les terres du bon usage de la langue de France. Mais où va-t-on ? Que faire ? Me voici singulièrement sans voix.
- Mais cédez donc Messire à la juste et légitime revendication du Damoiseau, car il a raison... Le gaullisme et le communisme s'accommodent hélas très bien au régime minuscule.
- Qu'il en soit ainsi, les temps changent, l'autorité vacille devant tant de hardiesse juvénile. Je recule et daigne accorder, de bonne grâce, une suite favorable à la requête de ce Damoiseau.
- A la bonne heure, Messire, vous voici bien avisé. Je préviens de ce pas, le Damoiseau de la licence que vous lui octroyez à typographier "communisme" et "gaullisme" selon son bon vouloir.
- Faites donc. Mais apprenez à ce Damoiseau que mon intransigeance future, au vu de ses exigences présentes, n'en sera désormais que plus grande !"
Billet sans prétention de Messire Thierry P. en réponse à une doléance du Crapaud du Marais.
Making of : J'ai pensé au film de Sacha Guitry (Si Versailles m'était conté) quand le batracien a titré un de ses messages "Révolte" ;-)
----TP----
22:24 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (93) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.07.2009
Il manque tout autant de solidarité que de travail (1).
Je suis parti quelques jours en Cévennes. J’y vais une à deux fois par an pour y travailler : pas d’internet, trois chaînes de télévision troubles, pas de dérangements. Bien sûr, il y a des balades possibles à pied ou en VTT, des lacs et rivières, des framboises, myrtilles et fraises des bois à ramasser, mais tout cela m’a toujours profondément ennuyé.
Donc, j’y suis allé pour travailler, mis à part un gros week-end festif avec des amis. Je ne savais pas encore que j’allais travailler aussi d’une autre façon.
J’ai passé toutes mes vacances dans ce coin paumé. J’y ai même rencontré un grand ami, Nono, comptable aujourd’hui à Dublin. Lorsque j’étais gamin, j’allais souvent rendre visite avec mon frère à une voisine : Mme C. Elle a toujours adoré notre famille.
Mme C. vivait avec M. C. qui est atteint aujourd’hui de la maladie d’Alzheimer. Ils ont un fils, 61 ans qui partage avec moi un point commun : il n’aime pas cet endroit. Il ne vient donc jamais. Il est juste venu amener sa mère, sans permis, dans sa résidence secondaire pour tout l’été, pendant que le mari est placé.
Bref, en rentrant d’une promenade, je me décide à aller quand même la saluer, vu que je ne la vois plus que tous les 2-3 ans.
Je la vois en plein soleil en train de biner pour décoincer son portail.
J’ai toujours aimé les vieux, puisque ma grand-mère est la personne la plus importante à mes yeux. J’ai donc naturellement le réflexe de lui prendre sa bine pour la soulager de ce fardeau. Elle me parle de ma sœur, de mon frère et de moi, enfants. Elle évoque son portail défraîchi. Elle a acheté de la peinture et veut le repeindre. Idée absurde à son âge. Mais les vieux sont têtus, il ne fallait pas annoncer d’entrée que j’allais le repeindre. Je lui propose, dans un premier temps, de le poncer. Elle accepte et j'exécute ma tâche pendant qu’elle me narre, pour mon plus grand bonheur, des souvenirs communs.
Puis je lui propose de revenir le lendemain peindre, bien que je n’y connaisse rien, n’étant pas manuel pour deux sous. Elle accepte. Le lendemain, je m’acquitte de ma tâche, sans talent mais avec bonne volonté. Cela me prend trois heures.
Je pensais qu’elle m’offrirait à la rigueur une bouteille de whisky, ce qui tomberait mal : c’est bien le seul alcool que je n’aime pas.
Hé bien non, elle me donne une enveloppe, avec insistance. Ma foi, j’accepte, car elle n’a pas l’air sur la paille. Elle me demande du coup de revenir peindre une partie du chalet. J’accepte. Rentré chez moi, je découvre 50 euros !
Mes chers lecteurs, ce billet débute sur une histoire personnelle pour déboucher sur une réflexion politique. Mais ce billet est long, alors je montre l’exemple à mes potes qui écrivent des billets-fleuves : je coupe et renvoie la partie politique au billet suivant.
20:04 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.07.2009
Ce blog est une famille, voici ses membres (2) :
Suite de mon précédent billet, billet vous parlant de mes commentateurs alors qu’ils sont en vacances. Voici ceux que je n’ai pas rencontrés :
L’Hérétique. Il a des enfants, il est prof de latin/grec. Je n’en sais pas plus. Je regrette de ne pas le connaître personnellement : j’ai failli le rencontrer du temps de Villepinte un des rédacteurs, à supposer qu’ils soient plusieurs (je n’y jamais cru). Oui, l’Hérétique dit qu’ils sont plusieurs pour pas qu’on sache le métier de l’un, chose que tout blogueur de plus de deux ans sait. Je pourrais parler de son blog, mais ce n’est pas le sujet. En tout cas, c’est quelqu’un d’intelligent, il est drôle et féru de littérature et de tomates. Comme il le dit lui-même, on adore tout deux de parler de l’UDF. Il est ouvert à tout, contrairement à moi. Il a un caractère bien trempé mais il est trop occupé par son blog et ses stats, mais comme toutes les vraies stars, il pense encore à nous.
Mirabelle, 48 ans. Même discrétion que Florent. Doctorante en droit. Passionné par les chats, et les animaux en général. Elle aime la nature et vit à la campagne. Voix sympathique, vive, elle avait relu un de mes articles, donc serviable !
Guillaume, 34 ans. Prof d’histoire/géo. Je ne le connais pas du tout et je ne peux apercevoir qui il est à travers son blog ou son facebook. Il vit à Clamart, dans la ville de mon ami Johan (secrétaire des jeunes démocrates et chez moi en ce moment)
Claudio. 39 ans, enseignant en éco ? Lui il va sur facebook mais n’est pas ami avec moi, alors que je suis un de ses « fans ». Quel ingrat !^^ Italien d’origine (ou encore en partie ?), il a vécu en ville et comme moi, il aime le milieu semi-rural. Fin, gentil, patient quand je lui écris « bof » après un de ses articles, c’est un lecteur attentif de mon blog que j’ai hâte de rencontrer.
Et pour finir 3 lecteurs non blogueurs :
FB, alias Florence. 36 ans, plusieurs enfants, elle enseigne dans les lettres ou les langues, et ce qui tourne autour. Alors elle, elle est géniale. La reine de facebook : elle adore commenter les actu de tout le monde. C’est un peu la bonne copine à PD : elle fait attention à ce qu’elle dit mais il parait qu’elle adore vanner les gens en message privé. Fan de pizza, on la sent bon vivante. Très drôle, très fine, très engagée. C’est une fine connaisseuse de l’histoire du centrisme (j’adorerai qu’elle livre comme Hervé Torchet des souvenirs bien qu’elle soit plus sexy que lui). C’est un peu ma Quitterie à moi.
Thierry, la cinquantaine, dans une administration déconcentrée genre DDASS ou sécu. Véritable féru d’internet, il est parti de facebook (Florence pourrait lui dire qu’il rate pleins de trucs). Il adore lire et lit tout le temps : il aime tellement ça qu’il n’a rien trouvé de mieux que relire… ma thèse ! Soit. Généreux, attentionné, intelligent mais souvent soucieux et fatigué. Il a un côté un peu bisou-pouja, un humour fin, trop pour moi qui ne comprend que les grivoiseries… Homme engagé et courageux.
« Martine, alias champomy, troll officiel de la blogosphère » c’est comme cela qu’un internaute a atterri sur mon blog en tapant ça sur google. Je ne sais rien d’elle. Je crois qu’elle doit bosser dans l’éducation nationale. Bannie de plusieurs blogs, surtout féminins (elle doit être un peu misogyne), elle aime bien commenter chez moi. Les autres blogueurs se demandent pourquoi elle ne trolle pas chez moi : c’est parce qu’elle aime mon côté décalé. Je ne comprends pas tous ces com’ et je ne suis pas le seul. Elle a dit qu’elle voudrait me rencontrer, si elle est aux UR, ça serait avec plaisir…
Voilà, c’est fini. Merci à eux.
02:48 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hérétique, mirabelle le chat, skeptikos, guilaumed, blogosphère modem
12.07.2009
Ce blog est une famille, voici ses membres (1) :
Je vais vous parler de mes principaux commentateurs en dressant leur portrait, bien sûr sans tomber dans la flatterie. S’il y a des erreurs, merci de les relever, je les corrigerai. Je vais en décevoir en oubliant certains, mais je vous parle de ceux qui sont quasiment en train de commenter tout le temps. D’ailleurs, ce n’est pas toujours pour commenter un billet : ils font un coucou à untel, font de la pub pour tel truc, me demandent comment ça va… Par exemple, ils m’ont niqué mon précédent billet.
Il peut y avoir des lecteurs bien plus fidèles qu’eux mais ce sont mes principaux commentateurs : ils font vivre ce blog, en me contredisant, en atténuant mes propos, en les soutenant aussi en les illustrant d’autres exemples. Je n’ai pas besoin de les citer pour qu’ils débarquent, ils s’intéressent à presque tout. Je pense toujours à l’un deux en écrivant un billet. Ca m’a pris du temps d’écrire ceci donc je vais scinder le billet en deux : d’abord ceux que j’ai réellement rencontrés (j’écris sur eux ainsi d’eux plus facilement), puis les autres.
Kag, 42 ans (20 en âge car il n’y a pas plus jeune que lui) courtier en assurance, enseignant à l’IUT, deux filles. Kag suit mon blog depuis le début. Mon tout premier s’appelait débilement « Jeune MoDem 31 ». Kag est avant tout un homme gourmand (et ça se voit), il se passe son temps à cuisiner. Véritable geek, homme généreux mais d’une désarmante naïveté, il fait partie de ses gens qui voulaient réconcilier tout le monde à la cour de récré. Il n’est pas un bisounours dans le sens qu’il n’a jamais nié la nécessité d’avoir des élus. C’est un homme drôle, sympathique mais fatigué par ses soucis et la tristesse point en lui quand on fait attention.
Oaz, 38 ans, informaticien (en fait un truc plus précis que personne ne comprend), plusieurs enfants (2 ou 4 ?). Il pourrait être l’alter égo du premier, au premier abord. Même intelligence, même corpulence. Même attachement à sa famille. Oaz aime discuter et on peut discuter avec lui, sur internet ou en vrai, sans atteindre le point de non-retour. Pas très charismatique pour être élu de premier ordre, il met tout en œuvre pour aider tel ou tel pote de ses clubs dont les membres pourraient rentrer dans une cabine téléphonique. Oaz est un bisounours à surveiller comme le lait sur le feu, car je l’ai déjà dit « le bisounoursisme débarrassé de sa calinothérapie va au poujamodémisme comme un gant bien fait va à une belle main ». On est d’accord sur une chose mais moi, j’y ai renoncé : les candidats aux élections devraient être élus par les adhérents. Oaz est un homme naïf et plutôt rancunier : il avait soutenu le Président des Démocrates 31 avant sa candidature, le vantant avec une rare mauvaise foi, pour carrément l’occire après. Il fait partie au moins de ces gens qui ont des convictions et des idées, quitte à ce qu’elles soient utopistes.
Florent. Doctorant en bio. Doit avoir à peu près 25 ans. Il va m’en vouloir de parler de lui tant il cultive la discrétion, donc je l’évoque sans lien. Il me gonfle à mettre une fleur de paradis en pics sur facebook alors qu’il est pourtant choupi. En tout cas bien plus que d’autres qui mettent des pics d’eux sur leur blog alors qu’ils n’ont rien de rare. C’est quelqu’un de lui-même curieux et aimant aller à la rencontre des autres, il doit donc se dévoiler, à son grand regret. Florent est un petit bonhomme, assez discret au premier abord, mais avec un fort caractère et susceptible. Il est végétarien (il est chétif d’ailleurs), un peu vieux garçon, mais il y a de la malice en lui. Franc, original, rigoureux, il me contacte parfois pour savoir s’il ne va pas trop loin sur un thème. Je lui dis toujours « fonce ! ». C’est surtout un homme qui est courageux dans son travail, bien qu’il ose dire qu’il n’a pas de temps à cause de sa thèse alors qu’il fait les tests les plus idiots sur facebook.
Christie. Aucune idée sur son âge. Mère au foyer d’un adolescent. Je crois qu’elle a exercé plusieurs métiers, dont celui de secrétaire. Elle écrit à merveille car dans sa famille, il écrivait tout le temps. Elle parle plusieurs langues et a eu une vie particulière qu’elle devrait écrire dans un roman. Elle a le cœur gros comme les plaines du Colorado. On ne comprend pas toujours ses engagements, oscillants entre le PS marqué à gauche, l’écologisme et l’altermondialisme. C’est une femme très tolérante et qui fuit les étioquettes au fond. Rien à voir avec les autres parce qu’elle est autre. Nous nous écrivons souvent, nous nous rencontrons trop rarement. C’est un peu la rencontre de deux personnes radicalement différentes, dans le mode de vie et des idées, mais curieuses et humaines l’une envers l’autre. C’est elle qui me pousse à protéger l’environnement et je la tiens au courant des mes progrès. Christie est une maman assez scorpion qui se bat pour son enfant. Elle a voyagé dans de multiples endroits, elle aime plus le monde en général et l’humanité que les Français. C’est une femme gentille, d’écoute, capable de discuter. Malheureusement, elle s’est parfois fait un peu avoir par une partie de la blogosphère. Mais comme elle est intelligente (c’est une femme lettrée) et peut-être rancunière ( ?), elle se rend rapidement compte de ses erreurs et ne les reproduit pas.
Raphaël. 23 ans, mastère II Histoire de l’art, poète, souhaitant poursuivre sur une thèse. C’est l’inverse de Florent : on sait beaucoup de choses sur lui et il s’en fout. Je l’ai rencontré qu’une seule fois alors qu’on avait échangé bien avant. On n’a pas parlé : il était occupé à faire semblant de bosser à Villepinte. Homme mince et angélique. Raphaël touche à plein de choses, il est marrant, intelligent et adore suivre les actu de tous ses « amis » facebook. Raphael est malicieux et coquin. Il adore cuisiner, prendre des photos, et il est très attaché à ses Vosges natales et à Nancy.
Pino. Ingénieur aéronautique, 42 ans, deux filles (je crois). Pino est moins virulent en vrai que sur le net. Mec sympa, « propre », simple. Le genre de mec avec qui on peut boire un coup. Quand il veut quelque chose, il tente. Très intelligent, mais une intelligence de droite : moins ostentatoire, plus intime, un peu à la Chirac (et Chirac est une modèle d’intelligence pour moi). Il vit dans un beau quartier de Toulouse, ayant bien réussi sa vie alors qu’il est fils d’instituteurs, il paraît parfois nouveau riche qui vote à droite. On sent qu’il a des idées spaces et en politique, je ne compterai pas sur lui.
11:31 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kag, barrejadis, ataraxosphère, alluvions christie
22.06.2009
Vis ma vie à la gay pride
Je vais essayer de vous livrer LE billet objectif sur cet évènement.
Pour la première fois de ma vie, j’y participe : à Toulouse, samedi 20 juin, 6000 personnes.
Premier étonnement : non, ce ne sont pas des folasses avec des plumes dans le cul qui défilent. Il y a de tout : minets, vieux, invalides, danseurs, gros nounours, fils-de-fer, camionneuses, femmes d’affaire, famille (la variété se retrouvant aussi chez les nombreux hétéros venus faire la fête, accompagner un proche).
Deuxième étonnement : vive les folasses avec les plumes ! Je comprends les médias : bien sûr que ce qui est sympa à photographier, ce sont ceux qui se déguisent. Donc, j’ai fait comme La Dépêche, j’ai pris en photo les hommes déguisés en mariée, en danseuse brésilienne, en bonne sœur, en prostituée, en boa, Bree Van de Kamp distribuant des cookies… Ils sont sympa et sont là pour être pris en photo, comme les marins à Rouen pendant l’Armada…
Troisième étonnement : c’est moins chiant que manifester contre l’implantation d’un incinérateur (la seule manif à la con que je me suis tapée) et on n’a pas de slogan type « CGT » : « Villepinnnnnn si tu savaiissssssss, ton CPE où on se le meeeeeeeeeet ! ».
En revanche, je ne suis pas étonné d’avoir vu le MJS (leur char était vide), l’UMP et le NPA (bien d’accord avec leurs idées sur ce thème mais il faudra qu’ils comprennent qu’on ne vote uniquement en fonction de sa vie personnelle) mais, comme d’habitude, jamais le MoDem.
A part ça, c’est vraiment quelconque : on marche pendant deux heures, à un rythme de convoi funèbre, la house, mousse, confettis en plus…
Mais pourquoi vais-je y retourner ou participer à d’autres ? La raison est toute simple : vous avez eu dans la rue, une partie de la face visible de l’iceberg.
Il manque le gros des troupes : il manque untel qui a peur de se griller auprès de ses collègues du taf, un de mes amis (32 ans !) qui ne veut pas y aller parce ce que (« ses parents regardent France 3 »), un autre malheureux depuis toujours car véhiculant sur lui-même une image désastreuse imposée par d’autres. Chers lecteurs, n’imaginez pas qu’on parle des autres : je parle de votre collègue de taf, de votre supérieur, de votre garagiste ou du flic qui vous a aligné ce matin, de votre fis ou de votre fille, de votre neveu qui risque de venir vous en parler avant d’en parler à ses parents, voire dans des cas exceptionnels, de votre père ou de votre mère.
Alors pour eux, et pour moi-même, je continuerai à y aller : oui, on risque de m’y voir, oui on risque de me taguer mon nom dans les chiottes, affligé d’un délicieux sobriquet ; mais bon, ce n’est pas la mort. Il n’y a vraiment pas de quoi en être fier, le nom de « pride » est maladroit, mais de là à se gâcher la vie…
11:02 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay pride, gay toulouse, npa, mouvement démocrate, ump, mjs, ps
29.03.2009
Bande de radins, exposez-nous vos économies en temps de crise.
Ce que j'aime en ces périodes difficiles, c'est que nous faisons comme dans un mois de novembre : on fait gaffe et ce faisant, on influe sur le marché.
Nous avons vécu dans une société d'abondance où on ne faisait attention ni à l'environnement, ni au porte-monnaie. Non pas que nous étions des gens irresponsables, mais nous nous faisions avoir souvent. J'aimerais vous demander, ce que vous faîtes pour faire des économies. La crise pétrolière nous a appris à moins rouler, la crise des matières premières nous a appris à lire les étiquettes. On devient écologique à partir du moment où cela devient économique.
Voici « mes » trucs :
- Je fais de la compote de pommes maison, au micro-onde. Idem pour la soupe.
- J'ai appelé mon proprio pour faire diminuer mon loyer, habitant dans une zone où il y a trop de constructions.
- Je squatte une connexion internet.
- Je n'achète que des légumes de saison.
- Je prends le train et les transports en commun dès que possible.
- Je débranche les appareils électriques.
- Je suis resté en pull chez moi tout l'hiver, parfois avec une robe de chambre pas sexy du tout. Et quoi de mieux pour le côté glamour que les « chaussons de laine tricotés par la grand-mère » ?
- J'ai enfin compris que les produits « premier prix » étaient fabriqués au même endroit que les produits « marque de distributeur » et que la composition du produit ne changeait pas.
- Je me méfie des formats familiaux, sur les conseils d'Oaz.
- J'achète des produits périmés le jour-même.
- J'utilise du vinaigre de vin blanc (ça, ça va plaire à Christie) pour nettoyer à la place du Viakal and co.
- Je suis allé chez le cordonnier.
On peut aussi parler de ce qu'on renonce à acheter : moi, c'est la viande rouge (à part les steack hachés) et le poisson par exemple.
18:53 Publié dans Bisous du Prince Charmant | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : radins, crise, économie, pouvoir d'achat, truc et astuces



