24.11.2009

Doit-on informer à nos proches l’existence de notre blog ?

On reproche souvent aux blogueurs d'écrire en vase clos, anonymement et de n'être contredit que par des personnes virtuelles. Les blogueurs seraient soit des grandes gueules virtuelles, effacées dans la vie réelle au point qu'ils n'auraient jamais tiré un coup, soit des ermites boutonneux, le cul rivé sur leur ordi, tout en bouffant des burritos qui dégoulinent sur leur gros bide.

Du temps de mon ancien blog, peu de personnes étaient au courant de son existence. Mon ex me disait juste « Tu fais chier avec ton blog tout pourri ! ». D'une manière générale, j'avais l'impression de conduire une ferrari mais dont le copilote tenait le frein à main. Ceux qui me connaissaient étaient essentiellement des membres de l'UDF puis du Mouvement Démocrate 31.

Puis avec ce blog actuel, je me suis mis à faire de la promotion via mon deuxième profil facebook. La promotion est minime puisque je n'ai que 89 amis.

Alors quelques amis me lisent. Ils commentent moins que les commentateurs fidèles et quand ils le font, c'est plutôt sur facebook (il faut les comprendre, c'est plus rapide).

Bref, rien de gênant à tout cela.

Sauf qu'à la parution de mon dernier billet, j'avais écrit que je raconterais la mythomanie de mon ami et comment j'avais découvert le pot aux roses.

Deux amis m'ont de suite conseillé de ne pas le faire car c'était « humainement moyen » que « ça remuait le couteau dans la plaie », etc.

J'ai répondu qu'il n'y aurait jamais ici de sujets tabous. J'ai répondu que j'avais écrit en paix pendant des années. J'ai insisté sur le fait que j'avais une relation privilégiée avec mes lecteurs, que j'entretenais. J'estimais qu'ils avaient le droit de savoir.

Puis, je les ai écoutés à regret et j'ai donc modifié un billet, pour la première fois (je crois).

Donc voilà la question digne d'un coassement de la blogo : est-ce vraiment bien de mêler ses proches puisque leurs conseils peuvent aboutir à une forme d'auto-censure ?

Un blogueur isolé des autres blogs et de ses proches est un blogueur non lu mais il peut au moins être indépendant.

 

21.11.2009

Mes deux billets dont j’ai le plus honte

Chers lecteurs, j'ai une bien mauvaise nouvelle à vous annoncer. Vous vous rappelez des deux billets « Ma patronne combat les connes ? » à propos d'une patronne qui a combattu l'homophobie ?

Hé bien, ces deux billets sont faux. Tout a été inventé. Non pas par moi, rassurez-vous, mais par Valentin, celui qui m'a raconté l'histoire.

Valentin est mon ami. Mais je me suis rendu compte de quelque chose de terrible : il souffre de mythomanie. J'emploie le terme à bon escient. Il n'est pas juste un menteur, non il ment au point que cela altère sa vie sociale, afin de s'imaginer une vie meilleure que la sienne.

Je vous prie d'accepter mes plus plates excuses. Voilà la différence entre un blogueur et un journaliste : ce dernier aurait vérifié ses sources en appelant la patronne, par exemple. Moi, je suis un homme naïf, qui aimait trop. J'ai été manipulé par quelqu'un qui souffre d'une véritable maladie mentale.

Je suis sincèrement désolé. Toutefois, son mensonge et ma crédulité auront été l'occasion de livrer un débat sur ce thème.

Je suis parfaitement conscient de la perte de crédibilité de mon blog, mais faute avouée, faute est à demi pardonnée...

 

04.11.2009

L’Austerlitz de ma vie.

 

Pour répondre à mon ami Florent, à 23 ans, je finissais mon DEA de droit public (j’étais arrivé, l’année d’avant, en maîtrise sur Toulouse).

Ce fut une des années les plus réussies mais dont je paye pourtant aujourd’hui ma naïveté de l’époque.

A 23 ans, j’obtenais une allocation de recherches et je me lançais dans une thèse. Je découvrais les joies d’enseigner les TD. Ce fut une expérience (qui va se terminer cette année) formidable. J’ai aimé ce que je faisais et j’aimais, en très grande partie, les étudiants.

Politiquement, j’ai intégré cette année-là l’UDF pour militer lors du calamiteux référendum de 2005. Ce jour-là a changé ma vision de la politique : j’ai considéré que les Français étaient assez bêtes. Je suis bien ennuyé depuis car je travaille justement sur le référendum…

Enfin, c’est dans cette période que j’ai eu la seule histoire sérieuse de ma vie. On s’était rencontré dans l’été 2005, on s’est séparé peu avant l’été 2008. Nous sommes en très bons termes, c’est un garçon merveilleux. Il lit parfois ce blog, le commente rarement. Bref, à 23 ans, je jouais à rester sagement à l’appartement quand on se retrouvait chez moi ou sur Montpellier : soirées DVD, glace Häagens-Dazs. Je ne fumais plus (j’ai repris dès la rupture). C’était une prison dorée.

Bref, l’hiver est venu et c’est plutôt l’Ile d’Elbe, en attendant les 100 jours ?

 

Ah oui, c’est vrai qu’il faut taguer (ça  gâche ma chute). Alors, je crois n’avoir pas lu Nelly, Chantal, Barrejadis, Bob et Kag. Je ne me vexerai pas en cas d’absence de réponse :-) .

30.10.2009

« Un bon article parle de lui-même » : mon œil !

Mon ami d’enfance Arnaud va me dire sur facebook « tu fais chier, tu fais que râler sur ton blog ! ». Je sais, mais il vient de m’arriver quelque chose qui m’a fait penser par ricochet à la blogosphère…

J’ai proposé à un colloque une proposition d’intervention. Pour l’anecdote, une de mes lectrices, FB, me le corrige. Verdict : recalé.

Un maître de conférences, avec qui je m’entends bien me dit : « si tu veux, je recommande ton article au cas où il y aurait une autre session ».

Ma réponse fut claire et nette : « Mon directeur de thèse m’a toujours dit “qu’un bon article parle de lui-même” ». Donc pas besoin de piston. Il ne recommande jamais un article auprès des comités de lecture. D’ailleurs, je dois avouer que je ne m’étais pas foulé pour cette proposition d’intervention, donc no regret.

Je ne peux cautionner un système contre lequel je me suis toujours battu. Je n’ai jamais pistonné quelqu’un, à mon modeste niveau, sans aller jusqu’à m’empêcher de dire tout le bien que je pense de quelqu’un.

Je suis parvenu à publier plusieurs articles, certes dans des petites revues. Un jour mon directeur de thèse me demande « comment j’avais fait ? ». Ben je lui réponds que j’ai appliqué ses principes : j’ai envoyé à tout-va et j’attendais dans le lot une réponse positive. Souvent je n’arrive à rien dans ma vie car je manque d’appui. Du coup, je finis par m’en amuser et je dis souvent aux autres « Mon royaume n’est pas de ce monde ! » (C’est mon côté Ségolène de citer la Bible, j’adore faire ça).

Si la blogosphère a tant réagi à l’affaire de M. Jean Sarkozy, c’est qu’en théorie, un blogueur parvient à attirer des lecteurs par son talent. Il n’y aurait pas de favoritisme. Après tout, un blogueur commence à zéro. Nul besoin de lettre de recommandation, de coup de fil, de demandes de service. Je me rappellerai toujours la lettre d’un député (M. Domergue) recommandant l’embauche d’une conne (arrivée 30 minutes de retard avec des lunettes de soleil) pour un job d’été dans une mutuelle étudiante. Je ne condamne pas le député (il veut être aimable) mais la fille. Au passage, elle fut recalée car nulle et je faisais partie des sélectionneurs.

Ainsi, un bon billet de blogueur parle de lui-même et devrait attirer des liens. On voit parfois certains blogueurs citer un billet en terme élogieux. Je le fais aussi.

Cette situation idéale existe mais elle est minoritaire, malheureusement. En ce qui me concerne certains de mes articles sont, à mon avis, sérieux, en tout cas plus que les chaînes à la con style « Rosé, blanc ou rouge, quel vin je bois ? » (je dois avouer que j’aime bien celle sur les 23 ans, j’avais des choses à dire mais à force de râler sur les chaînes et les liens, c’est logique qu’on finisse par ne plus rien me demander). Pensez-vous qu’il y ait des liens sur ces articles sérieux ? Zéro, niet, peau de balle et fiente de mouche... Des liens pour attirer mon attention, des liens pour que je cite en retour, en veux-tu, en voilà… Après il y a des liens sympathiques, des marques d’affection ou d’intérêt. C’est gentil mais ça ne remplace pas le lien en fonction du fond et non en fonction du blogueur.

Je songe à tous ces « petits » blogueurs inconnus qui pondent des pépites mais qui n’ont pas compris qu’il fallait être superficiel et qu’ils doivent venir à la rencontre des autres pour qu’on s’intéresse à eux. Vous allez me dire : « T’as qu’à les trouver les excellents billets ! ». Ben non, parce que je n’ai guère le temps d’écrire et peu de temps pour lire déjà mon netvibes (amis blogueurs, soignez vos titres, je m’arrête en général à ça).

Bref, un billet correct d’un gros blogueur sera immédiatement répercuté jusqu’à plus soif. Ca s’appelle de la courtisanerie pour engendrer du piston. Un excellent billet d’un blogueur mal classé ou pas du tout classé sera comme une moche dans une soirée dansante.

08.10.2009

Christophe Ginisty, l’interview

J’arrive des Cévennes. Là-bas aucune inspiration à part celle-ci : interviewer Christophe Ginisty. Controversé, apprécié, détesté… On lit de tout sur lui. J’avais écrit une note sur lui, en soutien après son billet sur Quitterie Delmas. A titre personnel, j’apprécie les réponses qu’il développe. Cet homme est intelligent, il me semble sincère et il a le don pour communiquer. Après il a ses travers…

J’adore faire des interviews, du temps de mon ancien blog, j’avais fait celles de Laure Leforestier, de Bob, du Nouveau Centre… D’autres candidats ?

Alors sans plus attendre, fidèles lecteurs et lecteurs blogomodem de passage, l’interview.

 

Où en est le mouvement que tu as créé ?

Tu parles des Promoteurs ? Ce n’est pas réellement un mouvement, c’est un groupe de personnes qui ont décidé d’interpeller nos dirigeants à la suite de l’échec des européennes pour leur demander d’appliquer les statuts de leur propre mouvement et de faire place à une meilleure organisation. Nous avons réussi à peser sur les décisions du Conseil National du 4 juillet dernier. Les Promoteurs n’ont pas vocation à continuer leur action si les décisions sont appliquées. Donc je souhaite que cette initiative disparaisse le plus vite possible.

 

Quels sont tes rapports actuels avec la direction du Mouvement Démocrate ? Depuis quand es-tu en froid et pourquoi ?

François Bayrou et Marielle de Sarnez ne me parlent presque plus. J’ai proposé à François Bayrou que nous ayons une discussion en tête à tête à la Grande Motte. Il en a accepté le principe. Nous sommes parlés au téléphone quelques jours après et il a passé son temps à m’engueuler au cours de cette conversation. Nous n’avons donc pas eu ce rendez-vous. Aucun contact avec Marielle qui a fait très peu de cas de ses colistiers aux européennes. Les autres membres du BurEx suivent le chef et ne m’adressent plus la parole non plus, mis à part Eric Azière, Robert Rochefort et, bien sûr, Corinne Lepage. Ce qui me désole, c’est que des gens proches du "couple exécutif" se croient malins à afficher publiquement leur mépris pour moi et mes initiatives, comme si leur mépris était proportionnel à l’affection que Bayrou leur porterait en retour. Le bon vieux syndrome du fayot, si tu vois ce que je veux dire.

 

Je t’ai souvent soutenu même si je ne me sens pas proche de ta démarche. Le seul truc que j’ai dit sur toi récemment est que tu étais passé d’un blog courtisan à un blog cassant. Autrement dit, d’un excès à un autre. En es-tu conscient ?

Ce ne sont pas tant des excès que de la passion. Tu ne peux pas prétendre me connaître si tu n’as pas compris que j’étais un passionné et que la passion animait ma vie. C'est par passion des nouvelles technologies que j'ai créé mon entreprise, c'est par passion pour la liberté que j'ai choisi d'être entrepreneur ; Elle est sans doute excessive cette passion – je suis quelqu'un d'excessif – mais c’est ce qui m’anime. La passion, c’est mon âme, l'anima en latin.

A la Grande Motte j’ai entendu plutôt des remarques négatives sur ta démarche. Concèdes-tu une ou plusieurs erreurs ?

D’abord, essayons de relativiser. Je ne crois pas qu'il faille considérer le public de la Grande Motte comme parfaitement représentatif du MoDem dans son ensemble. Ceux qui étaient présents à l'université sont des fidèles, des gens qui ont accepté d'investir de l'argent et du temps pour être là. D'après ce que j'ai pu aussi en voir, ils sont très indulgents et pour certains dans une position d'afficionados. Et puis nous appartenons à une famille politique qui n'aime pas les vagues.

Pour moi, le MoDem, ce n'est pas seulement les gens qui y sont encore et qui militent, c'est aussi les gens qui ont pris leurs distances pour de bonnes ou de mauvaises raisons mais qui chérissent toujours l'idéal qui fut le nôtre en 2007. Eux n'étaient pas à la Grande Motte. De la même manière, je connais (comme toi j'imagine) des dizaines de gens qui n'ont pas fait le déplacement parce qu'ils ont un vrai problème avec les orientations récentes du mouvement et l'accumulation des dysfonctionnements au plan national et local. Le succès du MoDem dépendra de la capacité de nos dirigeants à faire revenir ces gens.

Si l’on revient sur le sujet de mes erreurs, évidemment que j’en ai commises. La plus évidente est peut-être d’avoir trop personnalisé Les Promoteurs. Je le sais et j’en suis parfaitement conscient. Mais bon, il fallait aller vite et nous avions 15 jours pour nous faire entendre et je n’ai pas pu (ou pas su) en si peu de temps monter un collectif plus diversifié, même si j’ai autour de moi des gens exceptionnels.

 

Tu dis que tu ne quitteras pas le Mouvement Démocrate parce que tu tiens à ce parti. Tu es conscient en revanche que tu es « grillé » comme une sardine sur un barbecue. Alors au fond, ne restes-tu pas pour emmerder ceux qui te critiquent ?

Il y a plusieurs choses dans un engagement politique et, en ce qui me concerne, ce qui me fait m’engager, ce sont les idées. Je ne suis pas entré au MoDem pour rejoindre un fan club. Je n’ai jamais idolâtré François ou Marielle même si j’ai beaucoup de respect pour eux et plus particulièrement pour François. Ce sont les idées que j’ai aimé.

J’ai aimé une vision de la société française assez unique. J’ai aimé une vraie lucidité sur les pratiques politiques. J’ai adoré l’appel à un travail au-delà des clivages. Tout ceci fait partie des gènes du Mouvement Démocrate et c’est pour ça que j’y suis resté. Et c’est aussi ça qui me met en colère, quand je vois que nous n’appliquons pas en notre sein des valeurs qui furent à l’origine de la mobilisation militante. C’est du gâchis et je dirais même de la trahison par rapport à la promesse initiale.

Mais rester au MoDem dans toute cette période, ce fut le signe de mon attachement aux idéaux du départ. Je ne suis pas resté pour emmerder ceux qui me critiquent mais pour avoir une chance de vivre les valeurs qui m’ont fait m’engager au sein du mouvement qui les a créées. Maintenant, si ces valeurs ne pouvaient pas se développer en notre sein, je partirai, toujours à la recherche de ces valeurs.

Plus généralement sur la question que tu poses, je l’ai beaucoup écrit et je veux le dire encore une fois : je ne suis pas le sujet. Si je suis grillé comme une sardine, ce n’est pas un problème si ce « barbecue personnel » a permis de faire avancer les choses.

A ce titre, je veux rappeler ce que m’a dit Bayrou quand il m’a demandé de me présenter aux législatives face à Santini à Issy-les-Moulineaux : « Santini ne pourra pas vous atteindre car vous n’attendez pas de la politique pour vous réaliser et j’ai l’impression que vous n’avez peur de rien ».  C’était le 8 mai 2007.

 

Comprends-tu désormais mieux le départ de Quitterie Delmas ?

Il y a deux choses que je n’ai pas comprises dans le départ de Quitterie et que je continue à ne pas comprendre. La première est qu’elle n’ait pas essayé de rentrer dans le lard des dirigeants et la deuxième est qu’elle ait laissé en plan tout un tas de gens qui l’avaient suivie et supportée pendant des années et qui se sont retrouvés orphelins du jour au lendemain. Quand on est un leader (ce qu’elle était), il me semble qu’on a quelques responsabilités vis-à-vis des personnes qui se battent pour vous. Et puis le contexte était très compliqué. J’avais des informations de la part de François qui étaient particulièrement troublantes. La note que j’ai écrite à l’époque n’était peut-être pas la plus élégante mais j’avais besoin de le faire pour libérer la parole et rétablir quelques vérités.

 

Quelle serait la stratégie que doit adopter le mouvement démocrate pour les régionales en Ile-de-France ?

Je suis favorable à une alliance avec Europe Ecologie. Et une alliance de premier tour. Tant dans leur organisation que dans les valeurs qu’Europe Ecologie défend, je pense que nous pourrions avantageusement nous comprendre. Je dis bien avec Europe Ecologie, ce qui n’est pas tout à fait la même chose que les Verts.

Europe Ecologie est amené à avoir en son sein une réunion de sensibilités différentes et je crois que le MoDem pourrait s’y associer. Je crois que la base militante y est prête car beaucoup plus compatible avec eux qu’avec les socialistes.

Quand tu regardes bien à quoi ressemble Europe écologie aujourd’hui, tu retrouves des éléments que nous portions en 2007 à Seignosse. La ressemblance est troublante.

 

Que penses-tu de la blogosphère MoDem ? Quels sont les blogs que tu lis assidûment ? Aurais-tu des blogs MoDem méconnus à nous conseiller ?

Je lis le tiens (si si) et ceux qui sont dans ma blogroll. L’Hérétique a souvent été en tête de mes lectures « MoDem » mais, j’ai eu l’occasion de l’écrire, je trouve qu’il a vraiment baissé par sa volonté entêtée de jouer les gardiens du temple et de la bonne parole. En ce moment, l’un de ceux que j’apprécie le plus est « Orange pressé » que je trouve très pertinent et très rigoureux. Une vraie belle découverte pour moi, même s’il est déjà très connu dans notre sphère.

Et puis, autre découverte mais très personnelle celle-ci, j’ai récemment appris qui se cachait derrière « Fabio Lauresti » du blog des Chroniques Vénitiennes (et là, j’ai pris une grosse claque.

 

Quelle question aurais-tu aimé que je te pose… Je te la pose.

Je m’en voudrais de te suggérer une question à me poser. Mais moi ce que j’aimerais vraiment que les gens comprennent, c’est que je suis sincère quand je dis que je n’ai pas agi pour ma propre promotion mais que je l’ai fait pour tenter de faire bouger le MoDem de l’intérieur.

06.09.2009

Les cancans de l’Université de rentrée

 

Il est 14h. Je suis rentré chez mes parents car j’avais la gueule de bois. J’écoute le discours de M. Bayrou.

J’ouvre mon Netvibes, je tombe sur un billet de Nemo à propos du classement wikio. Génial il monte. Youpi moi aussi alors que je ne remercie pas tous les jours les blogueurs. Justement, je vais faire des liens car je vais vous parler des blogueurs rencontrés à la Grande Motte.

 

Je vais vous décevoir : je ne suis allé à aucun atelier, j’ai assez peu discuté politique. Un atelier « connasse » était organisé à la piscine. Nous étions donc 4 « connasses » à nous prélasser. Le soir, j’étais ivre car on m’avait filé des tickets pour boire des bières. Et comme je squattais des chambres, j’ai vraiment fait une université « low cost ». Sinon j’ai été sage, résistant à la tentation de se faire embarquer par un maire…

 

Qui j’ai vu à ces universités et de quoi on a parlé ?

J’ai vu Claudio (une carrure impressionnante qui vous broie la main en vous la serrant). Un accent italien. Je me suis foutu justement des liens qu’il faisait à tout-va. Justement, il monte dans Wikio. Cela a amusé Barrejadis. Si Claudio avait écrit cette phrase : « Il est 14h. Je suis rentré chez mes parents car j’avais la gueule de bois », il se serait démerdé pour coller 4 liens. La ficelle est grosse mais le personnage est sympathique.

Barrejadis était en pleine forme, toujours incapable de dire ce que le Mouvement Démocrate 31 devait faire. Il est l’incarnation de l’homme intelligent qui gâche son talent.

Donc les deux zinzins discutaient avec Quindi. Quindi est non seulement intelligent mais aussi sympathique. Les gens intelligents étalent leur savoir, les grands esprits s’adaptent aux gens qu’ils ont en face et il en fait partie.

Je leur ai dit que seul le centre droit était fidèle et que je regrettais le départ de mon ami Kag.

 

Chantal était partout : elle dansait même la techno à deux heures du mat. Une belle femme, souriante, petite, bref « choupette ». Elle a un peu foiré son apéro, du coup elle n’est pas sur une photo qu’on a faite.

 

Françoise était aussi très présente. Elle m’a vivement intéressé lorsqu’elle m’a dit qu’elle avait rencontré une de mes lectrices principales.

Michel et Jérôme étaient inséparables, toujours une bière (en pinte svp !) à la main. On a parlé de l’action de Christophe Ginisty. D’ailleurs, beaucoup de personnes (non blogueurs) en pensent du mal. Moi, je m’en fous : il avait un blog courtisan, il a désormais un blog cassant. Il est passé d’un excès à l’autre mais je n’ai rien contre lui et il a une belle plume. J’ai même dit qu’il « ne disait pas que des conneries ». Il vient d’écrire qu’il y avait bien moins de tenues orange que lors des précédentes universités, hé bien c’est vrai.

Avec Michel et Jérôme, on a parlé du fait qu’on regrettait de ne pas voir notre Leroy-Morin.

Orange sanguine est une petite farceuse. Elle me faisait croire qu’elle était blonde et élancée. Elancée, elle l’est sauf que c’est un homme…

Florent était bien sûr là, fuyant les photos mais avec sa gentillesse légendaire. Fotini est mignonne et gentille aussi.

Nelly prenait des photos. Elle est souriante et m’a paru sympa.

Un des sujets principaux était L’hérétique. Barrejadis voulait le rencontrer. Antonin l’a fait. On s’est un peu moqué des fameux « hérétiques » au pluriel. FB, une des lectrices les plus fidèles disait que c’est lui qu’elle lisait le plus souvent. J’ai évoqué avec elle et son compagnon le temps que prenait la tenue d’un blog. Pour publier tous les jours, il faut être étudiant, retraité, prof ou chômeur. FB et son compagnon sont vraiment sympa, on a parlé de l’état des rues de Marseille, de culture et de cosmétique. Je m’y connais mieux dans le dernier thème, ma sœur travaillant à Dubaï pour Nuxe. Elle m’a aussi dit que j’écrivais « un billet bon pour deux billets à chier ». Elle n’a pas tort, et je classe celui-ci dans le « à chier ».

Je passe aussi des moments sympas avec deux des trois conseilleurs municipaux MoDem à Toulouse. Malika lit mon blog et avoue qu’elle pense à moi dès qu’elle jette ses ordures au compost. Jean-Luc me dit qu’il ne me lit pas car mes billets sont « trop long » et ont « trop de liens ». Il exagère alors du coup, il a payé une tournée.

Voilà, le discours de Bayrou est fini et mon billet aussi. J’ai aimé ces universités pour ces rencontres informelles et sympathiques. Donc j’irai aux suivantes si je le peux car il est important de mettre un visage sur un nom et de mettre fin au virtuel.

17.08.2009

Les poujamodémistes® sur une planche de BD.

Vous en rêviez ? Je l’ai fait, grâce à l’excellentissime Leroy-Morin, trop silencieux ces derniers temps. Par respect pour son blog, si vous voulez commenter, c’est là-bas.

09.08.2009

L’affaire marseillaise du mouvement démocrate : corne d’abondance de ce blog ?

Je viens de constater que le billet le plus lu depuis la création de ce blog n’est pas de moi. Il a été rédigé par Fotini à propos de l’altercation physique entre un responsable du Mouvement Démocrate 13 et un adhérent, deux plus exactement.
Pour rappel, le voici.
J’en suis à la fois satisfait et inquiet.


Satisfait, car ce billet m’apporte des nouveaux visiteurs. Ce blog est un peu un cercle fermé par manque de volonté et de temps pour aller à la rencontre des autres. Voilà un parfait exemple de l’intérêt d’ouvrir son blog à autrui.
Satisfait aussi car ce billet est bien écrit et mesuré et j’en remercie son auteure.
Satisfait aussi parce que des commentateurs, moi le premier sont venus pondérer les idées de Fotini et de Françoise. N’ayant pas d’idée sur le sujet au début, j’ai trouvé in fine la démarche floue et désordonnée, ne sachant pas par exemple si les signataires voulaient punir ce monsieur ou pas. Lisez les commentaires, vous verrez…
Satisfait aussi car lorsqu’un blogueur n’avait rien trouvé de mieux que de parler de moi pour relancer ses stats atones, une femme m’avait mis un commentaire sympa. Elle disait que j’avais accepté de laisser passer ce billet et que rien que pour cela, je méritais le respect. Sympa la miss.


Mais je suis aussi inquiet.
Inquiet parce qu’au fond, un billet que je n’ai même pas écrit peut susciter plus d’intérêts que bien des billets que j’ai écrit péniblement. Plus « qu’inquiet », je suis « déçu ».
Inquiet parce que j’évoquais en commentaire dans ce billet que ce monsieur subit une punition médiatique qui à mes yeux était plus pertinente qu’une saisine d’une commission parisienne. Or, les nouveaux visiteurs arrivent sur ce billet en tapant le nom de ce monsieur. Qu’il soit réprimandé pour une baffe, pourquoi pas… Que la baffe sur le net provienne aussi de mon blog, cela me gène.
Je voudrais ainsi, même si je ne regrette rien, présenter mes excuses à ce monsieur au nom de Google, qui laisse des traces partout. Il n’a jamais réagi, jamais menacé. Il a été démocrate sur ce coup-là. C’est quand même effrayant le net, des adhérents de la France entière peuvent s’intéresser à des faits pour lesquels ils n’y étaient pas. Fotini avait été plus inquiète que moi sur les suites que ce billet pouvait m’apporter. Il n’y a rien eu et je voudrais dire que j’ai publié dans une optique de débat. D’ailleurs je n’ai aucun contentieux avec quiconque sur ce thème-là. D’ailleurs quelles sont les suites de cette désolante affaire ?

07.08.2009

Collègues blogueurs sincères, « remercier » autrement SVP.

Petit agacement blogosphérique. J’en ai assez des billets des blogueurs qui remercient les autres pour les liens ou pour les visites engendrées par chaque blog. Presque tout le monde s’y colle, ça fait « catalogue La Redoute ». Un système clos et très agaçant.

Bien sûr, en tant que blogueur, je sais bien qui met mon blog en lien et qui m’apporte des visites. Je ne demande rien, donc je n’ai pas à remercier quiconque parce qu’il fait un truc. Sachez que moi je me sers de Netvibes, alors je ne sais pas si vous me tracez si facilement.

Mais vos billets de remerciements sont d’une fadeur et d’une futilité déconcertantes.

Si vous voulez me « remercier », au lieu de me mettre dans une chaîne sur « Barilla ou Panzani ? », faites un petit lien quand vous écrivez un billet soit parce que vous avez pensé à moi en écrivant votre billet, soit, encore mieux, parce qu’un de mes billets vous aurait un peu inspiré. Pour les moins paresseux d’entre vous et ceux en manque d’inspiration, faites le portrait d’autres blogueurs.

Quand j’écris un billet, je pense toujours à quelqu’un. Je me dis souvent « Untel va commenter et gueuler », « Ca va plaire à Machin ». Dès fois, je mets des liens, dès fois non. Je trouve cela puéril et irrespectueux au fond. Parlez plutôt d’un billet, d’un trait de la personnalité, mais cessez ces masturbations collectives dans le but de parler de vous ou de plaire à Wikio. Je trouve que le niveau baisse. Grosso modo, il suffit pour décoller d’aller lécher-le-cul aux gros blogs en faisant semblant de s’intéresser à leur verbiage, de faire trois chaînes idiotes et trois « je vous salue Marie » sur quelques blogs très fréquentés. C’est mauvais. Ah ben du coup, je me suis enfin attelé au nettoyage de ma blogroll : aucun ajout, beaucoup de blogs enlevés (ceux qui ne publient pas assez et ceux qui publient mal). Un recours en annulation est toujours possible. Toutefois, je préfère un Jérôme Charré que je n’ai jamais mis dans ma blogroll alors qu’il m’y met, plutôt qu’un quémandeur. Avons-nous 15 ans sur les blogs ?

04.08.2009

Université de rentrée du MoDem low cost ?

Aucune inspiration en ce moment. Juste un petit billet pour vous dire que je serai aux UR. Sauf que je vais tester la formule low cost : je ne serai là qu’à deux dîners. Vu que mes parents n’habitent pas trop loin, je logerai chez eux. Quoi ? C’est une folie parce que je vais boire ? Mais si je bois, je ne serai pas seul à la fin croyez-moi ;-)

Plus sérieusement, je vais vous refaire le coup de « l’UDF c’était mieux avant ! » mais ce n’est pas donné ces fameuses UR ! A l’époque de l’UDF on ne payait même pas 80 euros quand on était jeune. C’est la seule bonne idée de l’UDF que le PSLE a repris puisqu’il en fait de même. J’espère rencontrer des lecteurs, des blogueurs, des « facebookers ». Si vous me cherchez : en général je suis au bar ou à la piscine (je me rappelle une année, pendant un discours de Bayrou, il n’y avait que Jean-Louis Bourlanges et moi dans la piscine… : quand il nageait, ça faisait piscine à vague !). Si je daignais écouter un discours, je serais derrière (du coup, y’a tous les journalistes qui me tombaient dessus).

Je n’attends rien de ces UR : juste passer des moments sympas, avec des militants sympas. S’il y a un atelier « blog » ou un truc qui m’inspire, je vais peut-être y aller.

Si je vois qu’il n’y a que des poujamodémistes, ce seront peut-être mes dernières.

Pour une fois le lieu me va bien, contrairement à Mirabelle qui râle parce qu’elles n’ont pas lieu au pôle nord. Moi je m’étais gelé là-bas l’an dernier.

Alors qui me rejoint ?

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