28.10.2008

Non, je ne soutiens pas Barack Obama !

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Tout simplement parce que je n’ai pas à le soutenir. Il y a en droit, un concept qui semble ignoré de beaucoup, tout du moins des Français : la souveraineté des Etats.

La souveraineté, dans son aspect extérieur, c’est la non-ingérence des autres Etats dans la conduite des affaires d’un autre.

« Oui, mais nous, nous sommes des citoyens alors on peut la ramener !». Oui, mais tout d’abord l’Etat est lui aussi composé de personnes physiques. On a ainsi du mal à différencier les propos. Mais surtout, mettons-nous deux minutes à la place d’électeurs dont le monde entier nous dirait quoi voter. Pourquoi voter dans ce cas-là ? Confions toute désignation des élus nationaux aux grands intellectuels mondiaux. Il était inadmissible qu’Hugo Chavez dise qu’il fallait voter Ségolène Royal.

« Oui mais face à l’horreur ?». Là, c’est une exception, c’est le devoir d’humanité. Les couloirs humanitaires ne se font qu’avec accord des Etats concernés. Et encore, songez qu’il faille recourir à la force pour faire cesser une autre force.

« Oui, mais quid de l’Europe ? ». Et bien, les Etats sont souverains en acceptant par avance, de limiter leurs pouvoirs.

Aïe. En fait, je crois que les Etats, en matière d’Union européenne, n’avaient pas conscience de toutes les conséquences engendrées par les traités et magnifiées par la C.J.C.E.

Donc, la souveraineté n’existe plus depuis longtemps, au profit d’une échelle de souveraineté qui dépendrait de la puissance des Etats. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour que la France, puissance moyenne, se montre sans arrêt arrogante et donneuse de leçons. En plus, la philosophie droits de l’hommiste crée plus de dégâts dans le monde qu’elle ne règle de problèmes. Pourquoi ? Tout simplement parce que nos principes ne marchent qu’avec l’individualisme, notion beaucoup plus ignorée en Afrique et en Asie.

Toujours dans la non-ingérence, une des illustrations est l’agacement de Jean-Claude Jünker sur France 2.

Non seulement, il a raison de rappeler indirectement que tout Etat, aussi petit soit-il, mérite le respect. Par ailleurs, il a raison quand il dit que la France n’est pas tellement vertueuse en matière de finances. Figurez-vous que la France est un paradis fiscal (oui, vous aviez bien lu !) notamment par un aspect très intéressant pour les entreprises : le carry-back (report en arrière des déficits).

Ne vous y trompez pas : si j’étais électeur américain, je voterai pour M. Obama, comme Joseph, bien que je préférais, tout comme Maxime, Mme Clinton. Le peuple américain votera librement. Et je crois que M. Mc Cain va l’emporter. Rassurez-vous : je n’ai aucun flair en politique.