31.03.2009
Ne perçons plus le Bouton !
Quel haro sur Daniel Bouton, Président de la Société Générale ! Je suis plutôt d'accord avec Jean-François Copé et sa crainte de voir des têtes de patron trimballées sur une pique. Je me méfie des déchaînements médiatiques. Dans quels buts ?
Un million d'euros de retraite ? Et alors ? Tous comme les parachutes dorés, si ces montants sont prévus dans son contrat de travail, on ne peut rien y faire. Il me semble qu'aucune mesure rétroactive ne peut être mise en place.
Pourtant, je suis d'accord pour plafonner les revenus des grands patrons. Même si certains iront offrir du coup leurs services à l'étranger, il y a bien d'autres personnes moins gourmandes qui se conteront de quelques millions... Et puis, arrêtons cette personnalisation du pouvoir : ce n'est ni Bouton, ni Sarkozy, ni le Dalaï Lama qui exercent leurs pouvoirs seuls. Ils ne sont rien sans une équipe et des hommes-clés dans l'ombre.
Ce qui me dérange le plus dans le cas Bouton est que les médias en parlent autant. Est-il le seul ? Non. Ils en parlent parce que nous sommes en pleine crise et que cette banque a accumulé les bévues ? Sans doute.
Néanmoins, je trouve cela bizarre qu'on en parle alors qu'il ne s'entend pas du tout avec Nicolas Sarkozy. Je soupçonne une manipulation médiatique des « masses grandissantes et tumultueuses » (Raph, c'est de moi pas de Zola). On veut quoi ? Le départ de M. Bouton pour un Sarkoboy qui va nous faire des déclarations vertueuses mais qui sera payé autant via des postes clés dans des filiales de la Société Générale ? D'ailleurs, le conseil d'administration de cette banque n'a pas viré M. Bouton juste parce que M. Sarkozy voulait sa tête. Il ne suffit pas d'être pauvre pour être rebelle.
14:12 Publié dans Débats et réflexions têtarnisantes | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société générale, sarkozy, copé, daniel bouton



